Oeil-de-Nuit est le réel Roi. Le Fou versus la Femme Pâle : le combat du siècle. Oh Malta, Malta, Malta. Gloire au dragon fou Glasfeu. Les Anciens ne sont que des gosses. Keffria, tu remontes dans notre estime. Il était une fois Clerres.

Article épinglé

Fitz se voit-il en héros ?

Fitz est-il un héros ? Pour le lecteur, la réponse est positive. Peu importe la série de livres choisis, il est celui qui fait changer les c...

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dimanche 11 décembre 2022

Chats

Les dragons, chiens, furets et loups occupent une place importante dans l'histoire.Grâce à la magie du Vif ou de l'Art, on a accès à leurs pensées, à leurs façons de voir le monde ou concevoir les choses. Un animal est étrangement peu présent : le chat. Il faudra attendre la seconde partie de l'assassin royal pour le voir gagner en importance. Devoir est attiré par une marguette, un animal parent du chat. Fitz, lui, rencontre une femme (Jinna) qui en possède un.

Alors qu'il se lance à la recherche d'un Devoir disparu, Fitz laisse derrière lui son loup, son plus fidèle compagnon, Oeil-de-Nuit. C'est le loup qui nous donnera un premier point de vue sur ce qu'est un chat dans cet univers : « tu n'espérais tout de même pas que je resterais à Bourg-de-Castelcerf ! Avec un chat ? Soyons sérieux. Tu empestes l'odeur de cette créature, c'est déjà assez bien désagréable comme ça ; je n'aurais pas supporté de partager le même territoire qu'elle ». On sent du mépris dans les propos d'Oeil-de-Nuit, il est également sous-entendu que le chat est un animal possessif, assez peu enclin à vivre en cohabitation avec un autre animal. Visiblement, le chat a marqué Fitz de son effluve et cela dérange Oeil-de-Nuit. On a exactement la même situation qui se passe chez les Brésinga, mais de façon inversée. Cette fois-ci, c'est un chat qui sent l'odeur désagréable du loup et qui repousse Fitz : « On ne sert pas le chiens à table (…) J'eus du mal à ne pas imaginer de la malveillance dans les yeux jaunes qu'il dirigea ensuite vers moi ».

Un chat est capable de communiquer clairement avec un humain même si il n'a pas de lien avec. Le chat est un animal impertinent, qui n'en fait qu'à sa tête. La seule chose qui compte est la satisfaction de ses besoins. Fitz le voit à nouveau lorsqu'il se rend chez Jinna. Là, le chat du foyer, Fenouil, tente de lui imposer ses volontés et ses désirs. Fitz refuse de se soumettre et le chat monte d'un cran. Il ne se contente plus de mots mais passe à un degré supérieur, une domination physique : « il se dressa soudain sur ses pattes arrière et planta ses petites griffes acérées dans mes chausses, jusque dans ma peau. Pas d'insolence ! Prends le chat ». La douleur imposée semble amuser les chats. On en a un autre exemple quand Fenouil s'amuse à maintenir un rat capturé au bord de la mort. Il refuse de le tuer et cela révulse Fitz (« je percevais l'étincelle rouge de la souffrance du rat. Il n'avait aucun espoir de survivre »). Ce qui plaît au chat est de jouer avec le rat, de sentir sa détresse. Quand Fitz tue le rat, il ne présente plus aucun intérêt : « je n'en veux pas. Il n'est plus amusant. » Le Vif a enseigné à Fitz un respect de la vie, une grande miséricorde. Cela ne semble pas être le cas pour les chats, en tout cas pour Fenouil : il est égoïste, il ne pense qu'à lui. C'est encore plus manifeste quand il dit à Fitz « Je suis le chat ». Il se place au-dessus des autres qui n'ont alors que comme envie que le servir. Fitz ou Jinna ne sont là que pour prendre soin de lui (« devant cette suprême assurance, je ne pus que beurrer un bout de pain et le lui donner. Je m'attendais à ce qu'il l'emporte pour le manger, mais rien : il me fit l'honneur de me laisser tenir le croûton pendant qu'il le léchait avec application »).

Mais, malgré toute sa vanité, le chat et Fitz, ou Oeil-de-Nuit ont des points communs. Ils sont des prédateurs, ils savent qu'il vaut mieux chasser qu'être la proie. Fenouil affirme qu' « une fois qu'un chat sait chasser, il peut se procurer tout ce qu'il lui faut. Alors sa vie lui appartient ». La ressemblance est encore plus marquante avec Oeil-de-Nuit lorsque Fenouil dit que « l'idée qu'une humaine puisse avoir un chat à elle est tout aussi insultante ». Oeil-de-Nuit n'a jamais compris que des gens puissent se dire possesseurs d'un animal, il n'a jamais compris pourquoi les humains rabaissaient tant les animaux (« En donnant des ordres. De quel droit un homme donne-t-il des ordres à un chien, s’ils ne sont pas de la même meute ? ») On note malgré tout une petite différence : le loup est moins extrême dans sa façon de penser que le chat. Le chat ne pense qu'à lui.

Dans la trilogie du Fou et de l'Assassin, Abeille, la fille de Fitz, fait la rencontre d'un chat. Ce dernier lui joue des tours, la griffe. Or, Abeille a un lien fort avec le souvenir d'Oeil-de-Nuit, appelé Père Loup. Il la met en garde : « les chats sont des créatures maudites auxquelles on ne peut se fier, qui parlent à tout le monde et à n'importe qui. J'espère que tu as retenu la leçon ». Ce n'est plus de la défiance, c'est clairement de l'animosité. Père Loup montre qu'il a bien peu de considération pour les chats. Mais, Père Loup se trompe. Ce chat respecte, à sa façon, Abeille. On en a la preuve lorsqu'elle parle à Fitz (Abeille vient d'être enlevée et Fitz cherche des pistes). Il dit à Fitz que « je ne m'embarrasse pas des noms des humains, mais c'était peut-être le sien (…) une fois, je l'ai griffée durement. Elle n'a rien dit. Ce n'est pas la douleur qu'elle craint ». Plusieurs choses sont à noter ici : le chat se pense supérieur, le chat a une certaine estime pour Abeille. Surtout, le chat respecte ceux qui se comportent bravement. S'il a tissé une forme de lien avec Abeille, c'est qu'il la respecte. Ce lien n'a rien à voir entre celui qui a pu exister entre Fitz et Oeil-de-Nuit, il est loin d'être aussi fort. Comme le dit Abeille à Ortie, le chat tolère sa présence (« les chats me parlent, mais ils parlent à tout le monde, du moins à tous ceux qui veulent bien les écouter »). A partir du moment où Abeille a reconnu la présence du chat, le chat a estimé avoir un ascendant sur elle.

jeudi 30 décembre 2021

Heur, corrompu par Castelcerf ?

Quand démarre la seconde saga de l’assassin royal, Fitz a, selon le point de vue, zéro ou deux fils. Devoir a été conçu par Vérité en empruntant son corps et Heur lui a été donné par Astérie après qu’elle ait trouvé le jeune homme abandonné. Heur mène une vie paisible loin de la grande ville. Il grandit et Fitz se rend compte qu’il faut qu’il offre des perspectives d’avenir à son fils adoptif. Le hasard faisant bien les choses, il est rappelé à Castelcerf par la famille royale. Heur l’y rejoindra plus tard et commencera alors sa chute.

Quand Heur arrive à Castelcerf, son père adoptif a très peu de temps à lui consacrer. Il est tout occupé aux affaires de la famille Loinvoyant, il n’a pas le temps de surveiller son installation ni son début d’apprentissage. C’est une amie des deux (Jinna) qui se chargera de Heur, mais la femme a aussi son activité à gérer, sa vie à mener. Elle garde un œil sur Heur, ce n’est pas suffisant. Fitz finit par revenir à Bourg-de-Castelcerf et tout de suite Jinna lui annonce que les choses sont en train de mal tourner : « je songeai, depuis quelques temps que, plus tôt vous reviendriez et auriez une bonne discussion avec lui, mieux cela vaudrait pour lui. Je ne veux pas jouer les commères de village, mais il a besoin qu’on le reprenne en main ». Fitz est, bien entendu, surpris par cette déclaration. Pour lui, Heur est un bon garçon, un gentil jeune homme, un adolescent. Sans doute que Fitz a en mémoire sa propre adolescence et tout ce dont on l’a privé, et qu’il ne veut pas répéter les mêmes choses avec Heur. Il désire lui laisser son innocence de jeune homme, il veut le laisser explorer ce que la ville peut offrir (« je crois que je vais le laisser vivre sa vie d’adolescent, tomber amoureux d’une fille, rentrer à des heures indues, et se réveiller avec une méchante migraine avant de se faire réprimander par son maître parce qu’il est en retard »). Jinna a beau lui répéter qu’il fait erreur (« oui, parce que vous viviez à la campagne, pas au milieu des tavernes et des jeunes femmes), Fitz n’entend rien. Se mettent alors en place les conditions pour qu’Heur s’éloigne de tout ce que Fitz lui a appris.

A Castelcerf, Heur a décidé de suivre une formation de menuisier. Fitz décide de voir comment cela se passe et se rend compte qu’Heur y met beaucoup de mauvaise volonté, qu’il ne se sent pas à sa place. Il ne regrette pas tellement d’avoir choisi cette formation, il a l’impression qu’il est sous-estimé, il ne comprend pas pourquoi il doit rester avec des gamins bien plus jeunes que lui. Ce que voit Fitz le désole clairement : « Heur affichait une mine sombre, comme s’il prenait pour un affront personnel la corvée inintéressante mais nécessaire qu’on lui avait confiée (…) à la chaumière, il ne rechignait jamais à la tâche, mais aujourd’hui je décelais de la colère dans tous ses gestes et de l’impatience à travailler avec des enfants moins âgés et moins robustes que lui ». Ce que Fitz a refusé de voir va lui revenir en pleine face : Heur est tombé d’amoureux d’une jeune femme appelé Svanja. Dès lors, tout va s’accélérer.

Fitz cherche à limiter la casse, il tente de raisonner Heur : « je te trouve un peu jeune pour courtiser une fille ; mieux vaudrait attendre que tu aies des perspectives d’avenir solides et de quoi subvenir aux besoins d’une épouse ». Mais, que sont des paroles de raison face à l’amour d’un adolescent ? Heur décide de poursuivre sa relation avec Svanja. Ce qui déclenche l’inquiétude de Fitz et la colère du père de Svanja, Rori Cordaguet. Fitz comprend vite la personnalité de Svanja et qu’elle créera des problèmes à Heur. La jeune femme n’a pas seulement conquis le cœur de Heur en l’embrassant ou en couchant avec lui, elle a également montré une certaine forme de liberté, d’autonomie (« son père portait sur Heur un avis moins charitable (…) qu’une jeune femme à l’esprit indépendant affiche une telle hardiesse ne manquait pas de panache, mais j’étais père moi aussi, et la personnalité de celle sur laquelle Heur avait jeté son dévolu m’inspirait quelques réservés »).

Dès lors, Heur et Svanja doivent vivre une relation cachée. Le père de Svanja affiche clairement son hostilité, il accuse Heur d’avoir perverti Svanja. Si Svanja tourne mal, c’est essentiellement la faute de Heur. Lorsqu’il rencontre Fitz, il lui dit franchement ce qu’il pense ; ses mots sont durs et blessants : « je parle de ma fille Svanja et de ce paysan aux yeux de démon qui l’a séduite et arrachée au foyer de ses parents » . Autrement dit, le niveau social de Heur ne serait pas au niveau de celui de Svanja. L’accusation sur le physique est dure à entendre pour Fitz, il sait que Heur s’est longtemps interrogé sur sa réelle identité, sur ses réels parents.

C’est la première fois que Heur est amoureux. Il est aveuglé par les certitudes de sa jeunesse, il en devient même presque arrogant. Heur est convaincu que c’est Svanja et lui contre les autres. Il dit à un Fitz désespéré que «  s’il la met à la porte, je la prendrai avec moi, et je me débrouillerai pour subvenir à ses besoins. S’il la bat, je le tuerai. Et si ses amis la rejettent, c’est que ce n’étaient pas de vrais amis. Ne t’inquiète pas, Tom, c’est à moi de m’occuper de cette affaire maintenant ». Heur tourne donc le dos à Fitz, pas seulement à ses enseignements, mais aussi physiquement. Il lui fait comprendre qu’il n’a pas besoin de lui pour mener sa vie, que les conseils le dérangent plus qu’autre chose. Fitz ne sait trop comment réagit, il a une montée de violence tout en se rappelant qu’il fut un jeune homme dominé par son amour de Molly : « Jamais, je crois, j’avais été aussi furieux contre Heur, au point d’avoir envie de le rosser pour lui inculquer de force quelques notions de bon sens s’il refusait d’écouter la voix de la raison (…) aurais-je écouté la voix de la raison à son âge ? Non. Je pris conscience que je m’étais bouché quand (…) Patience m'avait expliqué que je ne devais plus voir Molly ».

Fitz s’ouvre de la situation à Jinna. Il se sent coupable, il pense être responsable de la façon dont Heur a tourné. Jinna tente de lui faire comprendre que non, que Heur doit accepter les conséquences de ses choix. Heur et Svanja ne sont plus des enfants, il doit cesser de les voir comme des petites choses à protéger (« quant à Svanja, elle sème le trouble partout depuis l’arrivée de sa famille à Bourg-de-Castelcerf (…) Heur non plus n’est pas un petit innocent qui commet des erreurs par naïveté ; ce n’est pas toi qui baguenaudes avec la fille de Cordaguet : c’est lui. Alors, cesse de te lamenter et de battre ta coulpe pour rien,et oblige Heur à prendre ses responsabilités »). Tout comme Jinna, le père de Svanja lui dit, à sa façon que Heur n’est plus un petit gamin : « Votre fils baise ma fille ! Ma petite fille, ma Svanja ! Et vous croyez qu’il ne fout pas sa vie en l’air !»

C’est une remarque en apparence anodine qui creusera un important fossé entre les deux. Du haut de sa prétention, Heur crache à Fitz que « tu t’imagines que toutes les femmes sont comme Astérie, mais c’est faux. Svanja est celle que j’aime pour toujours et on ne fait pas attendre l’amour ». Fitz s’en va.

Pour Heur, les choses s’aggravent. Svanja fait de lui ce qu’elle veut. Elle parvient à le convaincre que l’autre homme qu’elle voit n’est que le choix de ses parents. Si elle a cessé de le voir pendant un temps, c’est à cause d’eux. Elle réécrit leur histoire d’une façon qui l’arrange, joue le rôle de la jeune femme débordée par ses sentiments et qui ne sait quoi faire, comment réagir. Heur expose toute sa naïveté à un Fitz venu aux nouvelles avant son départ pour les îles d’outre-Mer : « elle a cru d’abord que nous resterions de simples amis et n’a pas vu de raison de m’avertir qu’elle était fiancée ; quand nous avons commencé à éprouver des sentiments l’un pour l’autre, elle a eu peur de m’avouer sa situation de crainte que je ne la juge infidèle à son prétendant ». Fitz réalise à quel point Heur ne contrôle plus rien : Svanja fait de lui ce qu’elle veut. Par exemple, quand Fitz lui donne de l’argent le temps de son absence, Heur propose spontanément de le donner à celle qu’il aime (« oui, je sais où le ranger - du moins, pas moi mais Svanja. Je lui demanderai de me le garder »).

De retour dans les Six-Duchés après avoir participé à la quête du Prince Devoir, Fitz apprend par Umbre que les choses ont mal tourné pour Heur (« il a eu des ennuis en ville et a perdu son apprentissage. Il vit avec les ménestrels depuis »). C’est Heur, en homme qu’il est devenu, qui viendra lui expliquer face à face ce qui lui es arrivé : « Svanja m’a pris mon argent et s’en est servie pour acheter des fanfreluches et attirer l’œil d’un autre homme (…) elle a épousé le drapier, qui a au moins le double de mon âge - et une situation, et de la fortune ». L’expérience est donc amère pour Heur. Malgré tout, le jeune homme n’a pas baissé les bras, il ne s’est pas laissé abattre. Il a réussi à surmonter la difficulté en se trouvant un nouvel avenir : il suit une formation de ménestrel.


dimanche 10 octobre 2021

Sexe et séduction

La Femme Pâle / Elle possédait une beauté surnaturelle, aussi froide que le palais qui nous entourait (…) elle portait une robe de laine immaculée qui ne laissait rien ignorer des courbes de son corps (…) une imperceptible nuance rosée teintait les mamelons dressés de ses seins ronds, et l’absence de couleur de sa toison à l’entrejambe répondait à celle de sa chevelure

Dans le tome 12 de l’assassin royal, Fitz rencontre enfin la Femme Pâle, celle qui a envoyé les Pirates Rouges attaquer les Six-Duchés et semer la port et la peur. C’est une rencontre attendue car elle permet au lecteur de mettre enfin un visage sur la principale force qui s’oppose aux héros. La description est intéressante puisqu’elle met fortement en avant le teint de la Femme Pâle, en totale opposition avec les femmes des Six-Duchés, et donc des femmes avec qui Fitz a couché. Elle nous montre aussi une femme qui n’a pas peur de se montrer pour séduire, mais surtout pour arriver à ses fins. Enfin, elle joue également de sa ressemblance avec le Fou, sachant que Fitz a un lien particulier avec celui qui a partagé son enfance à Clerres.

Tassin / Elle avança le visage sucré et m’embrassa, la bouche ouverte. Son haleine avait un parfum sucré d’encens. J’eus soudain envie d’elle avec une violence qui me fit tourner la tête ; envie non pas de Tassin, mais d’une femme, de douceur, d’intimité.

A ce moment du récit, Fitz vient à nouveau d’échapper à la mort et erre seul sur les routes des Six-Duchés. Il vient d’intégrer une caravane qui doit lui permettre de se rapprocher de Vérité. Tassin est une jeune femme qui va d’un homme à un autre, non pas pour assouvir ses envies, mais pour ensuite faire chanter les hommes et récupérer de l’argent. Fitz représente une bonne cible, d’autant plus que l’on sait que ça fait un moment qu’il n’a pas eu de rapport intime avec une femme. Depuis que Molly l’a quitté, il n’a connu personne, repoussant les avances auparavant de Miel et Fifre. La douceur fait écho avec tout ce qu’a vécu dans ce tome (le Poison de la vengeance) jusqu’à présent : le brutal retour à la vie, la violente colère contre Burrich, la tentative de meurtre par un forgisé et ainsi de suite. On peut penser qu’il a un trop-plein de choses en lui qui ont besoin de sortir. Et là où il n’avait pas pu contrôler sa fureur envers Burrich, il a pu cette fois le faire.

Molly / la courbe d’une épaule tiède et nue, le moelleux purement féminin d’un sein, le petit hoquet surpris que l’on émet lorsque toutes les barrières tombent soudain, le parfum de sa gorge, le goût de sa peau ne sont que des fragments, et si doux soient-ils, ils n’englobent pas le tout.

L’assassin du roi nous présente par moments un Fitz poétique, pris dans des rêves. Cela arrive lorsqu’il se méprend sur la nature de ses rêves avec Oeil-de-Nuit, cela arrive surtout lorsqu’il passe la nuit avec Molly. C’est nécessairement la nuit car leur relation est secrète, réprouvée par le Roi Subtil ou Patience. Pour Fitz, Molly est un exutoire, une manière d’échapper à ses soucis quotidiens. Elle est aussi une porte vers un monde nouveau, lui qui évolue dans un univers très masculin ou où il peut nouer très peu de relations amicales.

Jinna / Et puis, alors que je gisais sur elle dans le vertige de l’assouvissement, elle d’une petite voix : « Eh bien, tu es un rapide, Tom » (…) « Tom, la première fois est rarement la meilleure. Tu m’as montré ta passion d’adolescent, voyons tes talents d’adulte ». (…) Je procédais cette fois avec une habileté qui eut tôt fait de réveiller nos sens ; Astérie m’avait enseigné plusieurs trucs et Jinna parut satisfaite de ma seconde prestation.

Jinna et Fitz (Tom) se tournent autour depuis les premiers chapitres du Prophète blanc. Ils se rencontrent grâce à Heur, le fils adopté par Fitz. Ils passent du temps ensemble dans la petite maison de Fitz et c’est à cette occasion que la sorcière des Haies fait une référence au côté animal de Fitz (en disant qu’il a des yeux de loups, la violence d’un animal sauvage). Plus tard, ils se retrouveront à Castelcerf et ils deviendront amant. La référence à la précocité de Fitz est importante : au-delà de la valeur de sa prestation, il y a l’allusion au fait que Fitz a le Vif et qu’elle a eu vent de certaines choses des Vifiers quand ils font l’amour. Elle fera alors une remarque qui blessera grandement Fitz et ressortira des mois plus tard : Fitz, gravement blessé, finit par revoir Jinna et elle lui dit que ses émotions violentes sont nécessairement le loup qui est en lui qui ressort. Là où Fitz n’avait été que vexé et enclin à prouver à nouveau sa valeur au lit, là il décide de couper les liens pour de bon. Enfin, Astérie occupe une grande part dans la vie sexuelle de Fitz. Elle est sans doute, à ce stade du récit, la femme avec qui il a le plus couché et qui lui a enseigné comment faire réagir un corps de femme.

Burrich / A vivre au milieu des étalons, il connaît tous leurs trucs. J’ai gardé la marque de ses dents sur ses épaules toute une semaine.

Fitz et Molly discutent des beaux hommes des écuries et même du château. Molly fait alors un compliment à Fitz en lui disant qu’il est plus le bel homme depuis Burrich. Bien entendu, Fitz le prend mal, il est choqué d’être comparé à Burrich, il ne s’est jamais intéressé à la beauté de l’homme. Pour autant, il a remarqué sa force, sa douceur avec les animaux, le fait qu’il inspire confiance à d’autres. Notons aussi que Fitz a très peu d’amis de son âge et que la cour semble très coincé au niveau des mœurs : Chevalerie a bien dû partir parce qu’il a eu une aventure avant son mariage ! Il n’est donc pas étonnant de le voir choqué quand Molly raconte cette anecdote. Il ne comprend dans un premier temps à quoi Molly fait référence. Et quand il finit par saisir, il est choqué par ce qu’elle suppose.

Elliania / Elle plaqua sa bouche contre la sienne et, comme il la saisissait gauchement dans ses bras pour l’attirer, elle se laissa aller pour qu’il sente ses seins nus contre sa poitrine

La relation entre Elliania et Devoir est forcément publique : elle est une narcheska et lui l’héritier des Six-Duchés. Tout ce qu’ils font est exposé, espionné et scruté. Le groupe de Devoir vient d’arriver dans les îles d’Outre-Mer et comprennent que la situation sera bien plus compliquée que ce que cela en a l’air. Car les gens de l’île voient d’un mauvais œil la mission de Devoir (ramener la tête du dragon Glasfeu) mais aussi remettent en cause la légitimité d’Elliania. Les cousines d’Elliania se moquent d’elle, disant qu’elle est trop plate, trop timide et que Devoir peut trouver mieux. Elliania se défend alors, physiquement ; elle se bat avec une autre prétendante et montre sa force physique et de caractère. Le passage montre aussi que ce sont deux jeunes inexpérimentés qui n’en sont qu’à leurs premiers émois amoureux.

Sire Doré / Sydel se nourrissait de l’attention de Sire Doré et s’épanouissait à sa chaleur, et, en l’espace de quelques instants, son admiration d’adolescente pour son âge, sa fortune et ses belles manières avaient laissé la place à l’intérêt et à l’attirance d’une femme pour un homme

Sydel n’avait pas grande chance de résister à Sire Doré (aussi connu comme le Fou ou Ambre). Car l’homme sait séduire par son physique ou grâce à ses mots. Il charme, il flatte, captive par les mots ou par son agilité, il porte des tenues qui détonnent dans l’atmosphère des Six-Duchés. C’est peut-être aussi la première fois que Sydel voit un homme si mystérieux, si riche et si influent. Elle n’est qu’une adolescente dans une famille quelconque sans réel pouvoir. Elle tombe donc sous le charme de Sire Doré et cela déclenchera la colère et la jalousie de son fiancé Civil. Bien plus tard, Civil demandera des comptes à Sire Doré, arguant qu’il a abusé Sydel.

Dwalia / J’entendis des coups rythmés en provenance de la cabine (…) et la cadence s’accéléra (…) elle poussait à présent des petits cris aigus.

C’est Abeille qui est témoin, sans s’en rendre compte, des relations sexuelles entre Dwalia et un capitaine de bateau. Il faut préciser que l’homme est influencé par la magie de Vindeliar qui lui fait croire que Dwalia est la plus belle femme et la plus désirable. Dwalia doit donc donner de son corps tout le long du trajet. Dwalia n’a pas eu la vie facile dans sa volonté de ramener Clerres à Abeille. Elle a été menacée de viol, humiliée physiquement et doit donc coucher.Il faut également noter qu’Abeille ne comprend pas ce qui se passe, elle est bien trop jeune pour ça et personne n’a pu lui en parler de tout façon ; Fitz lui a donné une éducation très limitée.

Malta / « Je vois que tu as été bien récompensée pour la part que tu as prise à ma délivrance, jeune reine. Une crête écarlate. Tu en tireras beaucoup de plaisir. » Malta rougit, l’air perplexe, et le dragon gloussa avec affection.

Depuis que Malta a contribué au retour de Tintaglia, les deux ont eu un lien spécial, à un point que la jeune Vestrit en a gagné un nouvel attribut physique. On peut penser que Malta en sera très contente car elle ne cesse de répéter son envie de vivres de nouvelles aventures, de ne pas être une créature froide comme Ronica et Keffria. Mais, vouloir n’est pas faire : clairement, Malta n’a pas testé sa crête. Et quand aurait-elle pu ? Elle a tout le temps été prise dans des péripéties et les rares hommes croisés ont été dégoûtants avec elle (et la compagne Keki l’a prévenue et lui a donné des conseils pour ne pas être violée). Malta est chanceuse car c’est une modification bénéfique, trop de gens souffriront de l’influence et des changements des dragons.

Fitz / « Rien n’est visible » demandai-je en tournant sur moi-même. Il m’examina, un sourire aux lèvres, puis répondit d’un ton salace : « Tout est bien visible, mais pas ce dont tu te soucies ».

La relation entre Fitz et le Fou aura toujours pâti de la frilosité de Fitz et de sa peur que d’autres se méprennent de son lien avec son ami. Ils furent nombreux à sous-entendre que les deux étaient amants, comme Astérie ou Civil. Ce qu’ils ne savent pas est qu’ils sont deux amis très proches et que bien souvent Fitz a eu des propos stupides qui ont failli tout détruire entre eux. A ce moment du récit, les deux sont connus sous l’identité de Tom Blaireau et de Sire Doré, un maître et son serviteur. Et Sire Doré en profite pour enfin habiller son ami comme il l’a toujours souhaité, notamment des tenues qui mettent en valeur ses formes. Et attirent les regards des autres femmes car Fitz est un bel homme.



lundi 18 mai 2020

L'histoire de Jinna et Tom Blaireau

Vérité et les Dragons ont sauvé les Six-Duchés des Pirates Rouges, et Fitz y a fortement contribué. Il n'a pas simplement donné une bonne partie de sa jeunesse, il a offert sa vie à Vérité et à sa quête. Il a sacrifié son amour pour Molly et la naissance de sa fille, Ortie. 

Fitz pense qu’il n’a pas d’autre choix que laisser tous ses anciens amis dans l’ignorance de sa survie : il s’en va. Il parcourt Terrilville, les Rivages Maudits et finit par retourner dans son pays natal.
Il mène alors une vie simple, avec son loup Oeil-de-Nuit, son fils adoptif Heur et ses poules, ses simples et ses travaux d’écriture.

C’est à cette vie monotone qu’on le retrouve au début du Prophète blanc. Mais les choses se bousculent : Heur a grandi et il ne peut plus se contenter d’un repas chaud et d’un lit confortable. Il lui faut un apprentissage, il est curieux et a besoin de faire des rencontres, de voir ce qui se fait ailleurs. Lors d’une de ses sorties, Heur rencontre donc Jinna et quand Fitz la verra pour la première fois, on sent tout de suite les premiers signes du désir poindre : « elle avait la silhouette pleine et séduisante d’une femme faite » ; il faut préciser que Fitz vient de se séparer d’Astérie et qu’il est à nouveau seul. Enfin, Fitz se fait appeler Tom Blaireau et c’est sous cette identité que Jinna le connaîtra.

Comme Fitz, Jinna maîtrise une magie, elle est sorcière des Haies et même si cela suscite dans un premier temps le dédain, la suite de l’histoire nous montrera (ainsi qu’à Fitz) que son talent est réel. Elle fabrique, entre autres choses, des amulettes qui influencent les comportements des gens ou favorisent, par exemple, une bonne récolte.
Elle est capable de lire la ligne des mains. Fitz est alors un vériable défi pour elle. Le lecteur sait que Fitz a eu une vie mouvementée, qu’il est mort puis revenu à la vie grâce à la magie de Vif, que Molly l’a quitté. On sait aussi que Fitz a une forte tendance à l’introspection et au doute, qu’il est toujours à la recherche de sa place dans le monde. Jinna, qui connaît très peu Fitz, arrive à la même conclusion. Après avoir observé, elle lui dit que « je n’ai jamais vu deux paumes aussi différentes chez un seul homme. Je parie que vous vous demandez parfois si vous savez qui vous êtes réellement ».

Mais, cela se fait après quelques rencontres. Car Jinna n’a pas une très bonne première impression de Fitz. C’est sans doute dû à son métier mais elle cerne tout de suite le côté dangeureux de Fitz (« elle m’avait déjà repéré et elle m’observait avec l’expression que les parents réservent d’ordinaire aux inconnus qui peuvent présenter une menace »). Le passé a montré beaucoup de gens mésestimant Fitz et se fiant à son apparence peu dangereuse, Virilia en étant une bonne illustration. Jinna, elle, arrive à voir au-delà. Il faut dire aussi qu’elle assiste à un Fitz irradiant de colère après avoir fait face à Bailor le vendeur de cochons l’accusant de vol. Comme beaucoup de gens, elle a un geste de recul face à cet homme : « vous avez l’air d’une bête féroce quand vous êtes en colère, Tom (…) pourtant, lorsque vous souriez (…) vos yeux démentent ces apparences.

Ensuite, tout va s’accélérer. Le Fou revient de Terrilville et pénètre dans la vie de Fitz. Il est précédé par Umbre qui le met au courant des derniers potins royaux. Tout ça laisse à croire que des grands événements vont avoir lieu et c’est le cas. Devoir (le fils de Kettricken et Vérité, conçu lorsque Fitz a prêté son corps à son oncle) a disparu. Fitz est convoqué à Castelcerf et n’a pas d’autre choix que partir à sa recherche avec Oeil-de-Nuit, le Fou et Laurier (une envoyée de Kettricken). Ensemble, ils retrouvent Devoir mais le prix à payer est lourd, immense : Oeil-de-Nuit est mort.
Parallèlement, Heur a commencé un apprentissage et vit donc chez Jinna, dans sa maison de Bourg-de-Castelcerf.

De retour à la capitale, Fitz doit annoncer à Heur la mort du vieux loup, du loup avec qui il a passé toute son enfance. Jinna ne peut pas saisir à quel point Fitz est marqué par la mort de son compagnon du Vif. Ce n’est pas le cas de Fenouil, son chat qui n’en fait qu’à ses aises. Lui sent la peine de Fitz, il sait qu’il a été privé d’une bonne part de lui-même, ses mots sont clairs : « il est vide comme une bûche creuse quand on a mangé toute les souris ». Jinna saisit malgré tout que la nouvelle fera du mal à Heur.

Heur a mal tourné. Il faut admettre que la ville est pleine de tentations pour un jeune homme comme lui qui n’a connu que la campagne. C’est encore plus compliqué après qu’il ait fait la rencontre de Svanja, une jeune femme. Il en vient même à délaisser son apprentissage. Jinna pourrait se moquer du sort du jeune Heur, ce n’est pas le cas. Elle tente plusieurs fois d’alerter Fitz de la gravité de la situation (« mets-le au pied du mur et impose lui quelques règles »), Fitz finira par admettre la réalité des conseils (« la vie en ville changeait Heur et l’entraînait dans des directions que je n’avais pas prévues »).
Jinna, comme d’autres auparavant, a remarqué la fâcheuse tendance de Fitz à tout prendre pour lui, à vouloir recueillir le malheur des autres. Quand Heur accumule les mauvais choix avec Svanja, elle lui demande « pourquoi dois tu toujours te rendre responsable de tout ce qui va mal dans le monde ? »

Bien entendu, cette question n’est pas désinterrée. Jinna veut passer du temps avec lui, des moments intimes. Et même là, Fitz se perd encore dans des lamentations (« Heur avait dû deviner que je partageais à l’occasion la couche de Jinna. Piètre exemple à donner à mon garçon »). Heureusement pour lui, tout cela s’efface bien vite lorsque Jinna se met en valeur et lui offre une belle vue de son corps et de ses formes : « Elle prit une grande inspiration (…) et je ne vis plus soudain que ses seins qui tendaient le tissu de son corsage. »
Les deux ont donc des relations intimes. Et dans un premier temps, Jinna n’est pas impressionnée, elle fait des remarques qui blessent Fitz : « eh bien tu es un rapide, Tom » et « tu devais vraiment mourir de faim dis donc ». Fitz est vexé et il doit sortir tout ce qu’il a appris avec Astérie pour contenter Jinna. Cette dernière fait alors une remarque qui illustrera bien la future raison de leur rupture (« je n’avais jamais couché avec un vifier »).

On savait à la lecture du Prophète blanc que Jinna avait un avis arrêté sur la diffusion des pratiques magiques et de leur enseignement. Elle dit à Fitz qu’ « il ne faut peut-être pas que le savoir soit disponible à tous, il faut peut-être le mériter, qu’il soit seulement transmis petit à petit d’un maître à un élève qui s’est montré digne. » On comprend, à la lecture, qu’elle n’a pas nécessairement une très bonne estime du Vif même si elle tolère cette magie. Tout va changer quand Fitz tuera des Pie, dont Laudevin leur chef. Civil, un ami de Devoir, a été menacé par les Pie et Devoir demande à Fitz de le sauver. Fitz obéit et se jette sur eux, tuant trois personnes et finissant en prison. Là, il git, il agonise, il meurt peu à peu. Kettricken et le Fou (connu sous le pseudonyme de Sire Doré) doivent user de toute leur ingéniosité pour sortir Fitz de la cellule. De retour au château, l’état de Fitz ne s’arrange pas. Umbre, accompagné de Lourd (un domestique puissant dans l’Art), de Devoir et du Fou, se lance dans une guérison d’Art. Puis, Fitz se plonge dans la convalescence où il recevra la visite de son amante (« une femme du nom de Jinna s’est présentée aussi, mais nous l’avons également refoulée »).
Jinna est une inconnue pour la famille royale, Fitz a bien fait attention à cacher sa liaison. Et puisqu’il est connu par tous en tant que Tom Blaireau, simple serviteur, cela ne déclenche pas de rumeurs. 

Elle doit donc attendre que Fitz aille mieux pour le revoir. Il finit par se présenter chez elle et l’atmosphère est pesante. Jinna n’est que questions, elle veut savoir ce qui s’est passé rue du Revers. Elle est maladroite dans un premier temps : « j’ai toujours répété que les histoires colportées sur les vifiers n’étaient pour la plupart que des mensonges ». Sa tentative de justification passe mal auprès de Fitz et rien ne s’arrange quand elle dit que « Tom, tu as tué trois hommes plus un cheval. N’est ce pas le loup en toi qui agissait ? N’était-ce pas le Vif ? » 
Fitz peut assurément supporter beaucoup de choses et de paroles mais pas qu’on insulte la mémoire de son plus vieil ami, Oeil-de-Nuit. C’est la rupture. Fitz s’en va. 

jeudi 30 avril 2020

Les secrets de Castelcerf, chapitre 12, Jek

  • Rien que le titre du chapitre suffit à attirer l'attention. Jek ! Jek ! Jek est une personnage secondaire dans les Aventuriers de la Mer. Elle a navigué avec Brashen, Althéa, Ambre, a rencontré Kennit, le Gouverneur ; elle est originaire des Six-Duchés puis s'est trouvée loin dans le Sud à participer à la réalisation d'événements historiques. Elle est décrite comme une femme forte et courageuse, sure de ses envies, capable.
  • Umbre aime toujours autant protéger ses petits secrets. Devoir est Prince, futur Roi et il lui fait encore des cachotteries.
  • C'est vrai qu'Umbre n'était pas là quand les dragons de pierre ont été éveillés. Il n'est pas si étonnant que Fitz ne lui ait jamais fait de rapport suite à son exil volontaire. Mais Kettricken ? Astérie ? Alors peut-être que la montagnarde était en deuil mais Astérie lui a quand même servi souvent d'espionne et de messagère...
  • Heureusement que Kettricken ne quitte pas trop les Six-Duchés et les Montagnes (il y a d'ailleurs très peu de longs voyages diplomatiques jusqu'à présent) car elle verrait que plein de gens doutent de la réalité des dragons des Six-Duchés.
  • Des légendes, des histoire du passé sont évoquées et lèvent un peu le voile sur ce qui a pu arriver aux Anciens et les condamner à disparaître.
  • Fitz et Jek se rencontrent. Les deux se détaillent : Jek remarque forcément que Fitz ressemble à Parangon ou inversement. Comment le Fou/Ambre va-t-il se sortir de tout ça ?
  • Jek lâche le prénom Ambre devant Fitz, ce dernier ne sait pas qui c'est. Elle évoque également Parangon et bien entendu Fitz ne comprend pas. On en apprend également sur les origines de la richesse du Fou.
  • Fitz, Ambre/Le Fou et Jek sont dans la même pièce ! Et Jek ne fait preuve d'aucune finesse. Elle parle d'eux comme si ils étaient en couple, comme si le Fou avait osé avouer son amour à Fitz et que celui-ci avait répondu favorablement. Pauvre Jek, les choses sont bien compliquées entre les deux.
  • Fitz se met à espionner Jek et Ambre. Et il cherche des raisons pour justifier sa conduite. Sacré Fitz. Et on retrouve encore sa phénoménale capacité à légitimer ses mauvais choix.
  • On a des informations sur ce qui passe dans le Sud. Cela va encore et toujours mal avec Chalcède.
  • Jek subit aussi les manigances du Fou. Décidément il a du mal à dévoiler réellement qui il est aux gens, à ses amis proches. Lui qui a voulu compartimenter sa vie se trouve maintenant à en payer les erreurs.
  • Jek, comme d'autres femmes, trouve Fitz beau. Comme le lecteur, elle se rend compte que Fitz peut être aveugle devant certaines évidences.
  • Althéa est enceinte !! C'est sympa d'avoir des nouvelles des personnages des Aventuriers de la Mer. La situation semble complexe entre les envies de la future mère, de Brashen, de la mère d'Althéa (Ronica) et de la vivenef de la famille (Vivacia).
  • Fitz se plonge dans une longue réflexion et comme attendu il remet en question toute sa relation avec le Fou. Il se demande si les rumeurs disant que le Fou aime les hommes sont vraies. Il croit que quelques minutes d'espionnage suffisent à effacer tout ce qu'il sait du Fou, alors qu'ils ont partagé tant de choses. Il est bien obtus et étroit d'esprit pour quelqu'un qui s'est lié (via le Vif) et a donc été intime avec deux chiens et un loup...
  • La petite référence à Oeil-de-Nuit fait toujours aussi mal, le loup manque terriblement à Fitz et au lecteur.
  • Fitz voit les tatouages d'Elliania, des serpents qui la font terriblement souffrir. Il y a vraisemblablement de la magie derrière ça. On comprend qu'elle est prise en otage, qu'on la force à agir et que ce qu'elle fait ne sont pas ses choix. On se sert d'elle pour atteindre les Loinvoyant.
  • Après Jek, Fitz rencontre Selden Vestrit (celui qui chante si bien la beauté et la gloire de Tintaglia). C'est le premier Vestrit que Fitz rencontre. Ils parlent des Dragons et Fitz décide encore de dissimuler qui il est. Comme les choses auraient pu être simples si il n'avait pas été dans cette culture du secret poussée à l'extrême.
  • Selden révèle ses intentions, il veut aider les Dragons, implore Fitz de comprendre. On sait que la survie du dernier Dragon et des serpents ne tient qu'à un fil. Fitz fait celui qui ne comprend pas, se retranche derrière son rôle de domestique ; Selden sait qu'il a en plus en lui que ce qu'il montre.
  • Et maintenant c'est Astérie ! Fitz a une journée bien chargée. D'autant plus que la ménestrelle ne mâche pas ses mots. Elle en veut toujours à Fitz qui l'a rayée de sa vie, qui se contente d'une toute petite vie alors qu'il pourrait avoir beaucoup plus. Les deux s'insultent.
  • Fitz boit. Un peu trop.
  • Fitz est chez Jinna (la sorcière des Haies). Leur discussion montre que Heur est en train de mal tourner malgré leurs efforts.
  • Jinna, elle aussi, est franche avec Fitz et lui reproche sa tendance, son inclination à se morfondre, à vouloir porter la douleur de tous. Pauvre Fitz, lui qui cherchait sans doute un peu plus que ça, un peu plus que du réconfort.