Oeil-de-Nuit est le réel Roi. Le Fou versus la Femme Pâle : le combat du siècle. Oh Malta, Malta, Malta. Gloire au dragon fou Glasfeu. Les Anciens ne sont que des gosses. Keffria, tu remontes dans notre estime. Il était une fois Clerres.

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Fitz se voit-il en héros ?

Fitz est-il un héros ? Pour le lecteur, la réponse est positive. Peu importe la série de livres choisis, il est celui qui fait changer les c...

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dimanche 7 juillet 2024

Pour le peuple

Les Six-Duchés sont en guerre contre les Pirates Rouges. Les rivages sont attaqués, des villages détruits et des habitants tués, ou pire, forgisés. Pour ne rien arranger, les fils du Roi Subtil, les Princes Vérité et Royal se lancent dans une guerre mesquine de pouvoir. Les deux s'affrontent, se livrent sans merci et s'assènent des coups. Et les conséquences se font directement sur le peuple : la sécurité est moins assurée, les ventres moins bien remplis...

Puisque la narration se fait à travers Fitz, on sent et ressent ses émotions, ses sentiments. Mais, il y a d'autres personnages, plus au second plan, qui comptent et qui forment le peuple. Eux aussi souffrent, eux aussi sont parfois des jouets dans les mains du destin.

Fitz est un membre de la famille royale, il fréquente régulièrement le roi. Avec lui, il apprend la responsabilité. Au fur et à mesure des événements, il comprend que le peuple se repose entièrement sur les dirigeants quand les choses vont mal. Il faut un coupable, ou au moins un responsable, et c'est le rôle de la royauté : « quelqu'un – Umbre, peut-être – m'avait dit que les gens tenaient le roi responsable de tout, même des sécheresses et des incendies ». Cela, Fitz l'a appris durement. Il a vu des gens être forgisés, il a vu des villages être détruits. Il a vu un peuple longtemps sans leader lors de la guerre contre les Pirates Rouges. Il a également bénéficié des enseignements de Subtil. Le vieil homme fatigué a fait tout ce qu'il a pu pour que les gens de sa famille aient conscience de leur devoir. Fitz a retenu la leçon car il dit que « les gens des Six-Duchés étaient mon peuple, que c'était dans mon sang de les protéger, de ressentir leurs blessures comme les miennes ». Ces propos font écho à ceux de Subtil lors du massacre de Vasebaie. A ce moment-là, Subtil montre qu'il est un roi qui tient réellement à son peuple, un homme qui partage la douleur des siens. Le roi ne va pas bien, il est épuisé, il dort mal et le Fou le prie de se reposer. Le Fou sous-entend qu'il serait si facile de détourner les yeux en ayant passé le fardeau à un autre ; Subtil s'y oppose (« je souffre, mon fou, parce qu'ils ont souffert. Parce que je suis roi (…) Fou, par le sang qui est en moi, ce sont mes sujets »).

Kettricken vient des Montagnes. Là-bas, les dirigeants se voient comme des Oblats, des gens prêts à tout pour leur peuple, du geste le plus anodin (réparer un toit) au geste le plus fort (mourir pour le peuple). Kettricken redonne de la vitalité à la famille royale et elle leur remet à l'esprit que tous leurs actes devraient être tournés vers la satisfaction des duchéens. Kettricken a également conscience de la situation, elle sait que le royaume est au bord du gouffre, rongé par l'infection des forgisés. Il y a beaucoup de détresse et de colère, deux forces qui peuvent être mal dirigées. Kettricken prend un ton grave, elle met en avant l'importance de la situation et la solennité à avoir quand il est décidé de chasser les forgisés dans les alentours de Castelcerf (« Nous ne partons pas à la chasse. Nous allons récupérer nos morts et nos blessés. Nous allons donner le repos à ceux que les Pirates Rouges nous ont volés »). Si Kettricken est comme ça, c'est grâce à son éducation. On n'a a eu de cesse de lui répéter qu'elle était au service de son peuple, elle met cela en application : « je serais l'Oblat incarné, prête à tous les sacrifices pour le bien de mon pays et de mon peuple ». On peut presque trouver cela naïf. En tout cas, cela réveille quelque chose en Vérité. Le prince était passif, presque perdu dans son usage de l'Art. Il se ruinait la santé pour bien peu de résultats. Kettricken modifie ses habitudes, lui rappelle sa réelle fonction. Vérité prend conscience de ses manquements : « je n'ai manifesté nulle patience pour vos propos sur le rôle de l'Oblat, je n'y voyais que les élucubrations idéalistes d'une enfant. Mais je me trompais. Le terme n'existe pas chez nous, pourtant nous vivions la réalité qu'il recouvre et j'ai appris de mes parents à faire passer les Six-Duchés avant moi ».

Vérité a donc eu besoin d'un rappel, ce n'est pas le seul noble. Dame Grâce aussi est passée par là, même si elle a l'excuse de son inexpérience. La jeune femme ne voyait que les avantages d'être duchesse et avait oublié que le peuple comptait sur elle, encore plus en ces temps troubles. Fitz lui assène un discours plein de passion qui la réveille : « je sentis en elle le désir brûlant de se distinguer, de susciter l'admiration du peuple dont elle était issue (…) Qu'il la considère dorénavant comme quelqu'un qui se préoccupait de sa terre et de son peuple et plus comme un joli petit animal ».

Mais, les bonnes volontés ne suffisent pas. Les Six-Duchés sont en train de perdre la guerre. Subtil est mort, Vérité lancé dans une folle quête, Kettricken a pris la fuite. Royal est au pouvoir et l'homme ne pense qu'à lui. Le peuple est seul(« ce fut une triste époque pour le petit peuple de Cerf abandonné par leur roi, défendu seulement par une troupe réduite et mal ravitaillée, les gens du commun se trouvaient privés de gouvernail sur une mer démontée »). Une femme se dresse alors : Patience. La femme aurait pu être reine si les choses avaient tourné différemment. Elle aurait pu aussi tourné le dos à ses devoirs, elle n'a plus d'obligation. Pourtant, quand tous sont absents, quand la situation est plus que périlleuse, c'est Patience qui prend les choses en main et devient la leader officieuse en Cerf. Elle sacrifie tout ce qu'elle a pour aider les gens, « elle ne porte plus aucun bijou ; ils ont tous été vendus pour payer des navires de patrouille, elle a bradé ses terres familiales pour engager des mercenaires afin de garnir les tours ». Autrement dit, Patience a une attitude d'Oblat.

Cette idée de sacrifice anime également Vérité. On peut penser que sa quête des Anciens est déplacée. On peut penser qu'il aurait mieux fait de rester à Castelcerf pour lutter épée à la main contre les Pirates Rouges (avec le risque de se faire tuer). Quand Fitz et son groupe le retrouvent au fin fond des Montagnes en train de sculpter son dragon d'Art et de pierre, on comprend l'étendue de son sacrifice (« Mais... trop tard pour sauver le peuple des Six-Duchés. Sinon, que ferais-je ici ? Pourquoi aurais-je abandonné mon pays et ma reine pour venir ici ? »). Les propos sont clairs. Vérité a laissé un bon nombre de choses derrière lui. Pire, il nourrit son dragon en se vidant de ses souvenirs et émotions. D'une certaine façon, il se forgise volontairement ; c'est bien la preuve qu'il est prêt à tout pour son peuple.

D'autres ne sont pas enclins à tout cela. Ils n'ont que mépris pour le peuple. Galen et Royal en sont de bons exemples.

Lorsqu'il forme les artiseurs, Galen leur fait comprendre qu'ils sont des gens à part, presque des élus. Ils sont au-dessus, ils valent plus que les autres. Cet état d'esprit contamine les élèves, Fitz compris (« ces simples soldats discutaient chaque possibilité avec un bon sens et une finesse dont Galen ne les aurait jamais crus capables (…) Galen m'avait entraîné à les considérer comme des ferrailleurs ignorants, des tas de muscles sans cervelle »).

Le dégoût de Royal est encore plus flagrant. Il est même difficilement compréhensible pour les autres. Pour Royal, les gens du peuple ne comptent pas car ils n'ont aucun pouvoir. Quand il tente un coup d’État lors du mariage de Kettricken et Vérité, il est prêt à tuer des gens innocents en sachant que leurs morts n'auront aucune conséquence (« à ton avis, qui va se mettre en émoi pour la mort d'un maître d'écurie ? Tu es tellement plein de ton importance de plébéien que tu l'étends à tes serviteurs »). L'insulte est encore plus flagrante lorsqu'il resserre son emprise à Castelcerf en profitant de l'absence de Vérité. Il rappelle à Fitz que ce dernier est un bâtard, que son père s'est souillé en couchant avec une femme banale : « toi qui te donnes le nom de FitzChevalerie Loinvoyant, il te suffit de te gratter un peu pour trouver Personne, le garçon de chenil. Sois heureux que je souffre ta présence au Château au lieu de te renvoyer habiter aux écuries ». Pour Royal, le peuple est une quantité négligeable.

samedi 2 septembre 2017

Quelques personnages secondaires de la farseer trilogy

Commençons avec Dame Grâce. Cette jeune femme issue du peuple se trouve propulsée au plus haut rang, à savoir Duchesse. Mais, elle n'a pas le comportement qui va avec et son Duc passe son temps à la couvrir de bijoux ; cet argent gaspillé étant la cause d'une dispute qui demande l'intervention de Vérité. Ce dernier va donc régler le problème et ne se déplace pas seul. Il emmène, entre autres, Fitz dans ses bagages. Le bâtard va changer le destin de Grâce.
Un soir, il est affamé et va donc dans les cuisines se servir un bol quand il tombe sur une demoiselle qui porte un chien malade. Il le sauve (le chien pisse sur la dame) et finit par se rendre compte que la dame n'est autre que Dame Grâce ! Celle-ci, consciente qu'elle est supérieure à lui au niveau du protocole, pense que Fitz lui demandera des pièces d'argent ou une place. Non ! Il lui assène un discours un brin naïf mais qui a un fort impact sur la jeune femme (« car je serais fière de marcher sans ornement devant le roi et les gens du commun, sachant que les défenses qui protègent notre peuple sont les joyaux de notre terre »). Dès lors, c'est fini de la Grâce qui rougissait à chaque compliment. Nous la reverrons à deux autres occasions qui montreront à quel point elle est devenue une femme forte et importante. Quand Kettricken, Fitz, Burrich et les soldats s'en vont secourir Finebaie (attaquée par les Pirates Rouges), Fitz tombe sur Grâce et remarque que celle-ci est plus que digne de son rang (« on eût dit qu'elle portait ce titre depuis toujours »).
Enfin, il y a ce terrible moment où Subtil est tué. Fitz est emprisonné, suspecté et Royal cherche à le tuer par tous les moyens. Or, Grâce signale à tous que Fitz est de sang royal et lui offre un sursis. Il lui a fallu bien du courage dans cet atmosphère chaotique et enragé pour faire entendre sa voix.

Parlons ensuite de Célérité, la timide jeune fille. Si Fitz n'avait pas aimé Molly… C'est une fille discrète, effacée et dans l'ombre de son père, le duc Brondy. Elle tombe sans doute sous le charme de Fitz quand l'assassin royal vient au château de Brondy pour régler le problème Virilia (une guerrière qui se moquait de la prétendue faiblesse des Loinvoyant). Très vite, Brondy et Subtil arrangent un mariage entre Fitz et Célérité : « Célérité apportera un titre et de la terre, et votre union me fournit l'occasion de te faire le même cadeau. Je ne veux que ton bien ».
Tout le long des romans, on a l'impression que Fitz sous-estime Célérité, qu'il ne la considère pas. Certes, il aime Molly et la voit comme un obstacle. Il aura fallu des circonstances extraordinaires pour que le bâtard prenne enfin conscience de la force de la fille du duc : un coup d'état en préparation, des terres dévastées par les Pirates. Il voit « la volonté de fer que dissimulaient ses apparences d'enfant timide » et « c'était déroutant ».

Fouinot et Martel, deux chiens, ont été les deux premiers compagnons de Vif de Fitz. A l'époque, il connaissait très peu le fonctionnement de la magie. Les deux ont d'ailleurs comme point commun d'arriver dans sa vie dans des moments de solitude ou de grande difficulté. Il se lie à Fouinot au tout début de l'histoire quand son grand-père le remet à sa famille paternelle (celle de Chevalerie donc). Patience lui remet Martel au moment de l'apprentissage de l'Art.
Ce n'est pas évident d'avoir un compagnon de Vif quand Burrich est là. Le maître des écuries arrache Fouinot des mains du bâtard et l'envoie très loin dans les Montagnes. Quant à Martel, il est tué alors qu'il vient au secours de Burrich.
Fouinot nous offre un des plus beaux passages de la première partie de la Farseer Trilogy : « Fouinot était mort. Je crois qu'il avait donné sa vie librement, en se rappelant notre affection mutuelle lorsque nous étions chiots. Les hommes ne pleurent pas avec l'intensité des chiens. Mais nous pleurons de longues années. » Fitz cesse d'être un innocent jeune homme. Il ne sera plus jamais le même par la suite.


Fitz s'exprime

Robin Hobb nous propose de suivre Fitz de son adolescence. Celui-ci change, grandit physiquement, rencontre l'amour, se forge des amitiés et des ennemis. Il s'affirme également dans le discours. A la fin de la trilogie, il ne reste pas grand-chose du gamin qui répond timidement à Vérité quand le prince l'interroge sur son identité.
S'il n'est pas un modèle d'éloquence comme Royal, s'il ne jongle pas avec les mots comme le Fou, il sait quand même, si nécessaire, manier les mots.
A travers cinq exemples, nous allons voir Fitz dans différentes situations où il est amené à s'exprimer pour convaincre des individus.

« Car je serais fière de marcher sans ornement devant le roi et les gens du commun, sachant que les dépenses qui protègent notre peuple sont les joyaux de notre terre »

Fitz vient de commencer son apprentissage d'assassin quand le Roi Subtil lui confie une première mission : savoir la raison pour laquelle une tour de guet n'est pas correctement approvisionnée en fournitures et hommes. Il découvre rapidement que le noble dépense son argent pour contenter sa femme, et un soir il se retrouve seule avec Dame Grâce dans les cuisines du château. Alors qu'il vient de sauver le chien de celle qu'il prenait pour une simple servante, il se rend compte de qui elle est et la dame lui propose d'exaucer un vœu de son choix. Or, Burrich venait de lui raconter une anecdote sur Chevalerie (son père) et ses bijoux. Plus tard, on apprendra que Fitz a tout fait pour en apprendre sur son père ; il n'est donc pas étonnant qu'il ait été influencé par l'histoire racontée par le maître d'écuries. Il faut également prendre en compte la personnalité de Dame Grâce, sans aucun dote sensible aux propos de Fitz : elle est une jeune femme qui évolue dans un monde très différent du sien, sensible aux belles paroles, et qui vient d'endosser un costume de Dame. Elle cherche donc une façon de l'endosser pleinement. La référence aux gens du commun fait donc mouche.

« C'est mon peuple (…) Il y a très longtemps un vieil homme m'a dit qu'un jour je comprendrais quelque chose. Il a dit que les gens des Six-Duchés étaient mon peuple, que c'était dans mon sang de les protéger, de ressentir leurs blessures comme les miennes »

Ces quelques mots de Fitz sont d'autant plus marquants qu'il vient de subir un grand choc. En effet, une gamine vient de mourir dans ses bras, chassée par des forgisés. Lui-même en a laissé des morceaux de peaux et quelques blessures. A cette époque, Fitz est encore un jeune cheval fougueux, un pion qu'on est prêt à sacrifier pour telle ou telle mission périlleuse. Ce n'est pas un hasard s'il est entouré de ces deux mentors à ce moment-là ! Burrich et Vérité. D'ailleurs, Burrich doute du bien-fondé d'envoyer Fitz accomplir de telles missions. Le vieil homme nous évoque Umbre et les propos qu'il avait tenus lors de leur escapade à Forge. On peut aussi mettre en avant une différence, une opposition avec le prince Royal qui se moque de son attachement pour le peuple. Un peu plus tard, Fitz prendra conscience que le seul rempart efficace entre son peuple et la barbarie des pirates est l'effort d'Art du prince Vérité.

« Je ne suis pas roi, je ne suis pas prince, je ne suis qu'un bâtard, mais un bâtard qui aime Cerf (…) Que Royal courre se terrer dans l'Intérieur ; quand les chiens qui lui reniflent les talons seront partis, je serai à votre service »

Trahison ou non ? En tout cas, Fitz vient de faire sa déclaration d'intention lors d'un face à face avec le vieux duc Brondy. La situation est catastrophique : Vérité est partie à la chasse aux Anciens, Kettricken est une étrangère, Subtil est trop vieux et les duc refusent de faire confiance à Royal. Certains, ceux des duchés côtiers, se tournent donc vers Fitz pour qu'il prenne le pouvoir. C'est un exercice de réponse délicat qui attend Fitz, car les mots qu'il emploie peuvent faire basculer le royaume dans une guerre civile. Il affirme son soutien à Kettricken et à son futur fils, il insiste sur son côté illégitime mais montre bien qu'il s'oppose à Royal.

« Vous ne comprenez pas : si Molly se trouvait devant moi avec notre fille, je devrais encore chercher mon roi ; quoi qu'on me fasse, quelque soit le tort qu'on m'inflige, je dois chercher Vérité »

Ces paroles sont très fortes. Car de Gué-de-Négoce (et sa tentative ratée de tuer Royal) à la capitale des Montagnes, Fitz n'a pensé qu'à Molly et sa petite fille. Il les aurait d'ailleurs déjà rejoints sans l'ordre d'Art de Vérité (« Rejoins-moi ! »). S'il a d'autres tentations (l'Art), il place malgré tout son devoir envers son envie. Le contexte est également important car il sort d'un trajet pénible (il a pris une flèche dans le dos) et n'a trouvé sur place que de l'hostilité et de la déception. Il doit rendre compte à Kettricken qui fait preuve de très peu de sympathie et lui fait revivre tout ce qu'il a vécu depuis sa torture par Royal dans les cachots. D'ailleurs, à ce stade de la séance, il coupe la parole à la princesse montagnarde et lui adresse la parole en omettant son titre.


« Je suis le Catalyseur et je suis là pour tout changer. Les prophètes deviennent guerrier, les dragons chassent comme les loups. Il en est ainsi qu'il doit être. Va »


Voilà le dernier dialogue entre le Fou et le Fitz. Les rôles s'inversent, le Fitz guide le Fou vers un futur inconnu. Lui qui doutait des paroles prophétiques ! Il le dit d'ailleurs dans le passage, il s'exprime d'une voix venue d'il ne sait où. Il avait déjà pris les devants plus tôt, quand chacun se cachait derrière ses secrets (Caudron, le Fou). Là, Fitz prend les décisions, il devient acteur. Ce n'est plus le gamin qui obéissait aux ordres, parfois en faisant la tête.