Oeil-de-Nuit est le réel Roi. Le Fou versus la Femme Pâle : le combat du siècle. Oh Malta, Malta, Malta. Gloire au dragon fou Glasfeu. Les Anciens ne sont que des gosses. Keffria, tu remontes dans notre estime. Il était une fois Clerres.

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Fitz se voit-il en héros ?

Fitz est-il un héros ? Pour le lecteur, la réponse est positive. Peu importe la série de livres choisis, il est celui qui fait changer les c...

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jeudi 2 juillet 2026

[Brian Mc Clellan] La république d'automne / Quelques extraits que j'apprécie

  • Bo à Nila : Tu te souviens comme il te faisait te sentir impuissante ? chuchota Bo. Prends toute cette haine et cette colère, fais-en une balle et range-la soigneusement. Ne rumine pas, ça te remplira d’amertume. Mets-là de côté et sers-t’en pour te rappeler que tu ne veux plus jamais te retrouver en position d’impuissance.
  • Bo à Nila : Les Privilégiés adorent les secrets. On les amasse comme un écureuil ses noisettes et on rechigne à les partager.
  • (Dame Winceslav) : Ce n’était pas une accusation. Il n’y avait pas de colère dans sa voix, juste de la résignation.
  • Abrax à Tamas : Ce pays est votre seule responsabilité, Tamas. Vous ne pouvez pas vous permettre d’être un père. Vous y avez renoncé il y a des années, lorsque vous avez décidé de renverser votre roi.
  • Nila était encore un peu étourdie et l’odeur du petit-déjeuner d’un officier — oeufs et bacon, si elle ne se trompait pas — fit gargouiller son estomac. Elle avait mal dormi ces deux derniers jours, ses rêves hantés par les cris des mourants, le tonnerre de l’artillerie et les relents de chair brûlée.
  • J’ai une vision de l’avenir, reprit Tamas. La révolution s’étend un peu partout, le peuple dépose les monarques un par un. Les hommes les plus forts, pas ceux qu’ordonnent les saints ou les dieux, prennent le pouvoir et se forgent leurs propres empires. Des hommes et des femmes meurent par millions et tous les progrès qu’a fait notre monde durant ce dernier millénaire tombent en poussière. Et tout ça par ma faute.
  • Cheris : Je vais unifier les Neuf. Je vais faire régner l’harmonie en ce monde, même si pour ça, je dois tuer la moitié des habitants de cette planète.
  • Adom : Je suis ton Dieu, mon gars, et si tu ne donnes pas immédiatement l’ordre de battre en retraite, vous allez mourir, tous jusqu’au dernier.
  • (Adom)  Il ignora les questions fusant du groupe de soldats, serrant le corps de Tamas contre son coeur. Et là, au milieu des ruines du magnifique palais d’Horizon, tout le monde put voit un dieu pleurer le héros d’Adro.

vendredi 8 mai 2026

[Brian Mc Clellan] La campagne écarlate / Quelques extraits que j'apprécie

  • Le Premier ministre du Peuple aura peu de pouvoir, reprit Ricardo, mais les yeux de tous les Neuf seront braqués sur lui. Son nom sera inscrit à tout jamais dans les livres d’histoire. (Il soupira.) Je n’ai pas d’enfants. J’ai été abandonné par (il compta sur ses doigts) six épouses, et à chaque fois, je l’ai bien mérité. Il ne me reste plus que mon nom. Et je veux que chaque élève adran l’apprenne par coeur jusqu’à la fin des temps.
  • Taniel, bouche bée, dévisagea l’Œil-d’os. Comment cette fille, qui avait pressé avec abandon son corps contre le sien, s’était endormie dans ses bras avec la confiance d’une enfant, pouvait-elle déployer sur le champ de bataille la férocité d’une déesse de la vengeance ?
  • (Adamat) : L’inspecteur dut se rappeler à quel point Bo était jeune. Quel âge avait-il ? Vingt ans ? Vingt-deux, peut-être ? Mais ses yeux étaient bien plus vieux, ceux d’un homme qui avait connu plus que sa part de souffrances et y avait survécu.
  • (Quand quelqu’un propose de fournir à Ka-poel un salaire) : Taniel faillit avoir un mouvement de recul. Dans l’armée adrane, personne n’avait jamais seulement parlé de la payer.
  • Hailona à Tamas : Tu es resté quelques mois, puis tu as disparu. Mais… sache que ces quelques semaines ont été extraordinaires. Tu m’as donné l’impression que je pouvais tenir tête au monde entier. Au cours de ma longue vie, seules deux personnes m’ont donné cette impression : mon premier mari et toi.
  • Claremonte : Nous sommes peut-être des mortels, mais nous sommes farouches, et même les dieux trembleront devant notre grande nation d’Adro ! Tout commence aujourd’hui, mes amis. Notre nouveau monde.
  • (Kresimir)  : Sous les yeux de Taniel ses épaules s’affaissèrent. Pendant un moment, le dieu fixa d’un regard aveugle l’endroit où s’était tenu son frère. Puis il se laissa tomber à genoux et se mit à pleurer.                                                                                                                                                        

samedi 11 octobre 2025

[Brian McClellan] La promesse du sang / Quelques extraits que j'apprécie

  • Tamas (l’instigateur du coup d’Etat) à Manhouch (le roi renversé) : Sit u n’étais pas aveuglé par tes robes brodées d’or et tes jeunes concubines, tu le verrais de tes yeux. Pour avoir négligé Adro, Manhouch mérite amplement de brûler en enfer.
  • Taniel arrive en ville : Les rues désertes étaient souillées de débris, les pavés humides de la pluie tombée la nuit précédente. Les relents de la ville menaçaient de brouiller ses sens affinés par la poudretranse qu’il entretenait presque en continu depuis deux semaines. Le monde puait la merde et la peur, le pot de chambre plein et la méfiance.
  • Tamas visite les cuisines : La chaleur était telle qu’il faillit battre en retraite séance tenante dans le couloir. Il cligna des yeux quelque fois et tint bon, en partie grâce à la myriade de senteurs qui assaillit ses narines : des vapeurs de cacao, de cannelle, de pain et de viande. Il se mit à saliver.
  • Tamas au noble Nikslaus : Le monde change, insista Tamas. Les gens refusent de n’exister que pour le bon plaisir de leur gouvernement ou de leurs rois. Les gouvernements existent pour servir le peuple, et ce dernier devrait avoir son mot à dire.
  • La réponse de Nikslaus : On ne peut laisser les gueux prendre des décisions importantes.
  • Adamat (un inspecteur) voit pour la première fois Mihali (un prétendu cuisinier) : le train de pensées d’Adamat fut interrompu par l’arrivée d’un homme grand et gros avec de longs cheveux noirs ramenés en queue-de-cheval. Il se déplaçait comme un roi, bien qu’il portât le tablier et la toque d’un grand cuisinier. Il tenait un plateau d’argent au-dessus de sa tête, et une louche assez grosse pour fracasser des crânes était accrochée à sa taille.
  • Taniel se souvint de comment il était à quinze ans. Un garçon efflanqué et têtu comme une mule, aux cheveux noirs raides avec à peine l’ombre d’une barbe. Depuis, il s’était étoffé. Il avait grandi, pris des forces, et portait déjà les cicatrices d’un solda aguerri. Il se sentait vieux, et pourtant, il n’avait que vingt-deux ans.
  • Taniel à propos du prêtre Siemone (et de la luxure de la maison de son patron, l’Archidiocèle) : S’il souhait éviter toute cette luxure qui s’étalait autour de lui, il valait mieux qu’il fixe ses pieds.
  • Mihali à Tamas : Vous les avez gavés du sang de la noblesse (…) ils ont bu, mais ne sont pas rassasiés. Ils se sont gavés de haine, mais leur faim n’a fait que croître. (..) Vos intentions étaient… Pas vraiment pures mais justes. Or la justice ne suffit pas. 
  • Nila (une lavandière à la recherche d’un petit garçon noble) à Olem (le garde du corps de Tamas qui est amoureux d’elle) : Je préfèrerais qu’on ne se parle plus.