Oeil-de-Nuit est le réel Roi. Le Fou versus la Femme Pâle : le combat du siècle. Oh Malta, Malta, Malta. Gloire au dragon fou Glasfeu. Les Anciens ne sont que des gosses. Keffria, tu remontes dans notre estime. Il était une fois Clerres.

Article épinglé

Fitz se voit-il en héros ?

Fitz est-il un héros ? Pour le lecteur, la réponse est positive. Peu importe la série de livres choisis, il est celui qui fait changer les c...

Affichage des articles dont le libellé est cersei lannister. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cersei lannister. Afficher tous les articles

mercredi 5 août 2026

[George R.R. Martin] Cersei Lannister a-t-elle aimé Rhaegar Targaryen ?

Il existe des événements qui auraient pu changer les choses. Si Cersei avait fini par épouser Rhaegar, qui aurait pu dire comment Westeros aurait évolué ? Au lieu d’une union entre les puissantes familles Targaryen et Lannister, on a vu Cersei devoir se contenter d’un Robert Baratheon inapte à gouverner et d’une liaison incestueuse et passionnée avec son frère, le tueur de roi, Jaime Lannister. 


Le mariage non réalisé entre Cersei et Rhaegar semble être un fait connu de beaucoup. 

Cersei était promise à Rhaegar, telle était la volonté de Tywin. Même à Dorne, cela se sait. Oberyn rapporte les propos de sa mère qui désirait qu’un de ses fils épousait Cersei. C’était impossible car « lord Tywin l’avait brutalement rebutée. Sa fille, il la destinait au prince Rhaegar ». Mais, Aerys a refusé cette union. Il a ainsi humilié les Lannister. Il a surtout convaincu cette famille qu’il n’avait plus toute sa tête. L’avis de Cersei est claire et tranchée : « c’était forcément la démence qui avait poussé Aerys à se refuser la fille de Lord Tywin que pour leur prendre son fils en échange, tout en mariant le sien propre à une princesse de Dorne égrotante aussi noiraude qu’un pruneau et plate comme une limande ». Kevan Lannister va même plus loin en accusant Aerys de tout ce qui a mal tourné. Il est convaincu que le charme et la beauté de Cersei auraient empêché Rhaegar d’aller voir ailleurs, de se tourner vers Lyanna Stark (« si Aerys avait accepté de la marier à Rhaegar, combien de morts auraient pu être évitées ? (…) avec une telle épouse, Rhaegar aurait bien pu ne pas accorder plus d’un coup d’oeil à Lyanna Stark »).


En réalité, l’union entre les deux n’aurait pas simplement été un mariage politique, en tout cas du point de vue de Cersei. La jeune Lannister semble avoir réellement aimé Rhaegar, tout laisse croire qu’elle a eu une sorte de coup de foudre.

Quand elle pense à nouveau à lui, ce sont avec des pensées dithyrambiques. Rhaegar est « plus qu’un homme ». Elle est impressionnée par sa beauté, son charisme, sa voix et elle relie ça à son histoire familiale : « le sang qui coulait dans ses veines était le sang de l’antique Valyria, le sang des dragons et des dieux ». 

Cersei n’a jamais oublié Rhaegar, elle compare sans cesse ses amants à lui. Elle cherche même des similarités entre certains et Rhaegar, comme le montre l’exemple d’Auran Waters. Elle se rappelle que « la première fois qu’elle l’avait vu, elle avait failli croire, l’espace d’une seconde que c’était Rhaegar Targaryen, ressuscité de ses cendres ». Mais, rien ne peut arriver à la hauteur de Rhaegar (« tout superbe qu’il est, il n’arrive pas à la cheville de Rhaegar »).

Robert Baratheon n’échappe pas non plus à la comparaison. Ses manières, sa façon d’être, sa tendance à boire encore et encore ne plaisent pas à Cersei. L’homme est brusque et repoussant. Elle n’a que des regrets d’avoir dû l’épouser : il n’est pas l’homme qu’il voulait. Elle est convaincue que « l’homme qui est revenu du Trident n’était pas le bon ». Elle ne ressent rien pour Robert ; mais, en tant que reine, elle doit accomplir ses devoirs conjugaux pour donner des héritiers au Royaume. Elle visualise alors Rhaegar pendant qu’elle couche avec Robert (« les premières années, alors qu’il la chevauchait plus souvent, elle fermait les yeux et se donnait l’illusion qu’il était Rhaegar »).

Enfin, il faut noter que même Jaime faisait pâle figure avec Rhaegar. Leur gémellité avait beau être forte, elle n’avait d’admiration que pour Rhaegar. On lit que «à côté de Rhaegar, même son beau Jaime lui avait fait l’effet de n’être qu’un gamin godiche ».


Le peu d’amour de Cersei envers Robert est assez évident. Elle a même un amant en la personne de Jaime. Elle est évidement déçue de ne pas avoir pu épouser Rhaegar. Pire, elle doit vivre avec celui qui a tué l’homme qu’elle aimait ; l’effet est évident : « elle n’avait jamais pardonné à Robert de l’avoir tué ». Comment lui en vouloir ? D’autant plus que Robert Baratheon, peu subtil, a dû lui raconter la scène avec de nombreux détails.

On peut penser qu’elle se sent également un peu coupable de la mort de Rhaegar. Tout a commencé lorsque Rhaegar a détourné ses yeux d’Elia pour les tourner vers Lyanna. Cersei pense que si elle avait été à la place de la fille Martell, rien ne serait arrivé : » si elle avait seulement épousé Rhaegar, ainsi que les dieux le voulaient, jamais il n’aurait posé deux fois les yeux sur la petite louve ». Mais, Aerys en a décidé autrement.

jeudi 17 juillet 2025

[George R.R. Martin] Le fanatisme contre Cersei Lannister et les femmes

Cersei Lannister est en bien mauvaise posture. Alors qu’elle occupe une des places les plus importantes du Royaume, son rôle est remis en question : elle est accusée d’avoir couché avec d’autres hommes que son mari, de fausses accusations ainsi que d’inceste. Pour ne rien arranger au sort de Cersei, ses déboires se déroulent alors qu’une faction radicale s’est emparée du pouvoir religieux à la capitale et semble avoir une lecture très stricte des textes et des pratiques.


C’est bien entendu la féminité et la sexualité de Cersei qui posent problème pour beaucoup. Il lui est reproché sa trop grande liberté sexuelle. C’est un argument déjà entendu lorsque la légitimité de Joffrey a été remise en cause par Stannis. Mais, il s’ajoute cette fois-ci une nouvelle couche bien plus mystique. L’accusateur lui reproche une perversité spirituelle comme le souligne la Septa Unella : « c’est la propreté de votre âme immortelle qui devrait vous préoccuper, et non de telles vanités de la chair ». Cersei, en couchant avec d’autres hommes, se serait souillée pour toujours.

Quand il rencontre Cersei, le Grand Moineau, le leader actuel du culte des Sept, exprime clairement son avis. Il laisse entendre qu’il déteste les femmes pour ce qu’elles sont et la capacité qu’elles ont selon lui à pervertir les hommes. Il reproche à Cersei un tort qu’il attribue à toutes les femmes ; aucune d’elles ne serait capable de se contrôler, de contrôler ses appétits charnels (« on connait bien la perversité des veuves, et toutes les femmes sont au fond des gourgandines, rompues à employer leur charme et leur beauté pour imposer leur volonté aux hommes »). Autrement dit, si les hommes fautent dans leur foi, ce serait forcément à cause des femmes.


Dès lors, le procès de Cersei n’est pas qu’un simple procès d’une femme accusée de tromperie, ou même un procès politique, c’est un procès religieux, le symbole de ce qui ne va pas à la capitale et dans le coeur et les âmes des gens. Kevan Lannister résume la chose : « Sa Sainteté Suprême est déterminée à te faire juger pour régicide, déicide, inceste et autre trahison (…) Le Grand Septon parle ici-bas pour les Sept. Frappe-le, et tu frappes les dieux eux-mêmes ».

Ensuite, la foi des sept et ses représentants n’a qu’un but : humilier Cersei. Il ne suffit pas de la maintenir en prison ou l’empêcher de voir son fils, Tommen. En la préparant pour sa marche d’expiation, elle est tondue : on lui enlève une part de sa féminité, sa chevelure. Cela ne s’arrête pas là car pour les septons, tondre Cersei revient à la purifier en partie. Ainsi, on la nettoie de la tête aux pieds (« quand ses mèches et ses frisures formèrent un amas autour de ses pieds, une des novices lui savonna le crâne, puis la soeur du Silence racla ce qui restait avec un rasoir (…) Le poil sous ses bras suivit, puis ses jambes et, enfin, le léger duvet doré qui couvrait son mont (…) Le rasoir avait le froid de la glace. »).


C’est une Cersei entièrement nue qui est livrée à la foule. Son corps ne lui appartient plus, elle n’a plus aucune dignité. Le Grand Septon (Moineau) l’offre à des gens furieux et déchaînés. Les septons justifient ce choix en disant qu’il n’y a que comme ça qu’elle pourra obtenir son pardon. Septa Mohelle habille son discours de beaux mots religieux : « Sa Sainteté Suprême lui a ordonné de démontrer son repentir en se dénudant de tout orgueil et de tout artifice pour se présenter, telle que les dieux l’ont faite, aux yeux des dieux et des hommes, afin d’accomplir sa marche d’expiation ». On comprend bien qu’il y a là une volonté de l’humilier et de la briser : elle n’a pas été entièrement rasée sans raison, elle n’a pas été forcée de marcher nue sans raison.


Cersei n’est pas la seule cible du Grand Moineau. C’est aussi le cas de Margaery Tyrell. Elle est accusée d’avoir une sexualité débridée et d’absorber des potions pour avorter.

Le statut de reine n’a pas protégé Cersei, la puissance de sa famille ne met pas Margaery à l’abri. Les propos de Kevan Lannister sont clairs : ce que le culte des Sept, le culte des Sept l’obtient (« nul ne doute de l’innocence de votre fille, messire, mentit ser Kevan, mais Sa Sainteté Suprême insiste pour avoir un procès »). La réaction de Mandyll Tyrell est plus qu’équivoque et montre à quel point le Grand Moineau a fait de son culte un puissant outil politique. S’il fait des femmes sa principale cible, il s’implique de plus en plus dans le jeu politique comme le déplore Mandyll Tyrell : « que sommes nous-devenus, pour que rois et grands seigneurs, doivent danser au gazouillis de moineaux ? ».

samedi 1 mars 2025

[George R.R. Martin] Qui est Melara Cuillêtre ?

La courte vie de Melara Cuillêtre est intéressante car elle met bien en avant la trop grande importance accordée aux prophéties. Ces dernières peuvent changer  la vie de gens, peu importe qu'ils soient malléables ou non. Les prophéties peuvent les pousser à emprunter des chemins non envisagés.

Il faut noter que Melara est morte depuis longtemps lorsqu'ont lieu les événements du Trône de Fer et que sa vie est racontée via des souvenirs et des pensées de Cersei.


Melara est une amie d'enfance de Cersei, et même si les deux jeunes filles ont été élevées dans la noble famille Lannister, il ne faut pas oublier qu'elles n'ont que onze et dix ans quand elles feront la rencontre de la voyante qui va conduire Melara à la mort.


En ce qui concerne les prophéties, Melara est sceptique. Sa réflexion est celle d'un enfant : « Melara prétendait que, si nous ne parlions jamais de ses prophéties, nous finirions par les oublier. Elle affirmait qu'une prophétie oubliée ne pouvait pas se réaliser ». La candeur de Melara l'aveugle. D'ailleurs, pour Melara, aller voir une voyante est un amusement d'enfants. Cersei et elle y vont pour ressentir des frissons, des rêves pleins le cerveau. Ce que dit Cersei de la rencontre avec Maggy la Grenouille est assez éclairant : « nous laissâmes cette mégère goûter notre sang, et ses inepties nous firent mourir de rire ».


Mais, et là est la tragédie de Melara, elle ne se rend pas compte que l'homme qu'elle aime (Jaime) est désiré par une autre, sa meilleure amie ( Cersei). Quand elle y repense, Cersei déborde de rancœur et se moque de la naïveté de celle qui fut sa meilleure amie : « Jaime ne sait même pas que tu existes. A cette époque-là, il ne vivait que pour les épées, les chevaux, les chiens... et pour elle, sa sœur jumelle ». C'est donc prisonnière à Port-Real que Cersei se plonge dans son passé et précise réellement ce qu'elle pense de Melara : « Cersei n’avait pas eu d'amie qu'elle apprécie autant depuis Melara Cuillêtre, et Melara s'était finalement révélée n'être qu'une petite intrigante cupide et farcie, dévorée d'ambitions ». Autrement dit, tout allait bien entre les deux jeunes filles jusqu'à ce que Melara s'intéresse à Jaime.


Melara meurt donc noyée au fond d'un puits. Maggy la Grenouille l'avait pourtant prévenue que « les vers auront ta virginité. Ta mort est présente, ici, cette nuit, petite. Ne sens-tu pas son haleine ? Elle est tout près ? » Mais comment Melara aurait-elle pu se douter que la main de la mort serait celle de Cersei ? Comment aurait-elle pu croire que Cersei l'aurait poussée dans un puits ? Il n'est pas clairement dit que Cersei l'a fait mais tout laisse à le croire (« elle ne fut pas si silencieuse au fond du puits. Elle glapissait et hurlait »). Cersei a donc assisté à l'agonie de Melara alors que son corps n'a été retrouvé que bien plus tard. Qyburn dit que « la fillette avait onze ans, elle jouissait d'une santé de cheval et vivait au roc en toute sécurité. Elle n'en tomba pas moins peu après dans un puits et s'y noya ». 

En tout cas, Cersei a relégué Melara au fond de sa mémoire. Elle ne pense plus à elle durant de longues années au point qu'elle dise que « j'arrive à peine à me rappeler son aspect ».


vendredi 21 février 2025

[George R.R. Martin] La chute de Cersei Lannister

La foi a pris le dessus à Port-Réal. Cersei Lannister, la reine, n'est pas à l'abri et elle voit à quel point le culte est devenu fort et influent. Elle en a d'ailleurs la preuve quand elle se fait emprisonner comme n'importe quel individu. Elle n'a droit à aucun traitement de faveur : « son monde s'était rétréci à une cellule de six pieds carrés, un pot de chambre, une paillasse tout en creux et en bosses, et une couverture de laine brune, aussi mince que ses espoirs ». Les intentions sont claires : il s'agit de priver Cersei de tout confort pour la réduire à ce qu'elle est : une simple personne qui a commis des fautes et qui doit les avouer. Quand Cersei se plaint de son sort, la Septa Onella illustre bien cette idée. Pire, on a une première impression de la folie religieuse qui habite ce corps. Dans les propos de la septa transparaissent clairement l'impression qu'elle se sent investie d'une mission sacrée. Elle lui dit que « c'est la propreté de votre âme immatérielle qui devrait vous préoccuper pour l'heure, et non de telles vanités de la chair ».


Tenue à l'écart de tout et de tous, Cersei est donc à la merci de quelques illuminés. Ses mauvais traitements ne sont pas que physiques, elle est également mise au supplice mentalement. Par exemple lorsque Septa Scolera lui apprend que sa rivale Margaery Tyrell resserre ses griffes sur son fils (« La reine est auprès de lui en permanence »). Pour ne rien arranger, Cersei apprend que sa fille , Myrcella, a été gravement blessée ; cette nouvelle ne fait qu'ajouter à son désespoir (« ce n'était qu'une enfant, ma précieuse princesse. Et elle était si jolie »). Cersei comprend que tout lui échappe, qu'en tant que mère elle ne peut plus protéger ses enfants.


Cersei n'a aucune chance d'échapper à la condamnation. Ses accusateurs n'obéissent à aucune logique, ils sont fanatiques et aveuglés par leur foi. Ils sont d’autant plus dangereux qu'ils détestent Cersei pour ce qu'elle est : une femme. Les propos du Grand Moineau sont révélateurs : « on connaît bien la perversité des veuves, et toutes les femmes sont au fond des gourgandines, rompues à employer leurs charmes et leur beauté pour imposer leur volonté aux hommes ». Cersei n'est donc pas accusée, elle est déjà coupable. Kevan Lannister abonde : « j'ai discuté avec Sa Sainteté Suprême. Il ne te libérera pas tant que tu n’auras pas expié tes péchés ». Jugée ou pas, la marche d'expiation a pour but de l'humilier sous le prétexte du pardon. Il faut la dépouiller de tout ce qu'elle est : son statut de reine, son statut de femme. Il n'est donc pas étonnant qu'ils la mettent à nu et qu'ils la tondent : il faut lui enlever tout son charme, toute sa vanité. Il ne s'agit même pas d'un nouveau départ mais la volonté de la réduire à rien. Cersei résume bien les choses. Elle note qu' « ils m'ont retiré ma couronne et les voilà qui me volent également celle-ci (…) Quand l'acte fut accompli, elle fut aussi nue et vulnérable que femme pouvait l'être ».


Dès lors, Cersei effectue sa marche d'expiation. Nue, tondue, elle offre son corps à la foule déchaînée, une foule qui aime le sang et qui aime voir ceux qui les dirigent être maltraités (Ned Stark ou les émeutes de Port-Réal lors du règne de Joffrey Baratheon). Les propos de la Septa Onella sont crus et durs. Cersei est réduite à peu de choses et son comportement exposé à tous : « une pécheresse se présente à vous. Elle se nomme Cersei de la maison Lannister, (…) et elle a commis de graves faussetés et fornications ».

Cersei est alors insultée et reçoit un bon nombre de projectiles, tous plus dégradants les uns que les autres. Elle tente de faire front (« les mots sont du vent. Des mots ne peuvent faire aucun mal »). Mais très vite, elle craque et chute. Son corps la trahit tout comme son cerveau. Elle voit des choses qui ne sont pas réelles.  Elle croit voir dans la foule amassée des gens qui ont marqué sa vie et pour qui elle éprouve du ressentiment ou du mépris, voire de la haine, ou des regrets et des remords. (« La reine commença à découvrir des visages familiers (…) lord Tywin (…) Melara Cuillêtre (…) Ned Stark (…) la petite Sansa (…) son frère Tyrion (…) Joffrey »). Elle plonge alors dans une introspection. Elle qui avait toujours compté sur sa beauté se laisse convaincre par cette marche de la honte que ce n'est pas le cas. Les insultes sur son corps la touchent et la minent. Les remarques dégradantes la forcent à jeter un nouveau regard sur elle-même : « Elle ne se sentait pas belle. Elle avait le sentiment d'être vieille, usée, sale, laide. Son ventre présentait des vergetures, conséquences des enfants qu'elle avait portés, et ses seins n'étaient plus aussi fiers que lorsqu'elle était plus jeune ». 


La conséquence de tout cela est nette. Cersei fait face à sa pire peur : ne plus être une actrice importante de l'histoire et tout perdre. Perdre tout ce qu'elle a construit au profit d'une autre. Il n'est donc pas étonnant de la revoir ressasser des paroles entendues des années auparavant (« Reine tu seras jusqu'à ce qu'en survienne une autre, plus jeune et plus belle, pour te jeter à bas et s'emparer de tout ce qui te tient le plus chèrement au cœur »). La folie religieuse a donc réveillé en Cersei une de ses pires craintes.