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mercredi 5 août 2026

[Joe Abercrombie] Dow le Sombre, un chef respecté après sa mort ?

Dow a perdu le Nord et la vie après avoir perdu son duel contre Calder. C’est son homme de main, le fidèle et impressionnant Caul Shivers qui lui a porté le coup fatal. Dow était un leader fort, respecté mais craint. Il parlait mal à non nombre de gens sous ses ordres mais son charisme et sa force au combat le rendaient quasiment inébranlable.


Mais, comme d’autres combattants, Dow est retourné à la boue. Quand il était encore en vie, peu de gens osaient lui dire en face qu’ils pensaient de lui. Mort, c’est autre chose. Ainsi, Quatre-Feuilles dresse un parallèle entre Stour Ténèbres et Dow ; il affirme que « je doute d’avoir connu un plus grand connard, et pourtant, j’étais le bras droit de Dow le Sombre ». C’est une comparaison bien peu valorisante pour Dow puisque Stour est un chef extrêmement cruel, gratuitement méchant. Toutefois, tout laisse croire que Dow était meilleur que lui en tant que guerrier. 

D’ailleurs, Quatre-Feuilles dresse une liste de grands noms du Nord où Dow est inclus. Une nouvelle fois, il met en avant l’aspect détestable de l’homme et sa vigueur : « Les morts savent que c’étaient des ordures, mais ils avaient mérité ces noms-là. Avec leurs mains et leur courage, ils les avaient gagné de haute lutte ». Dow a beau être un parfait salopard, il mérite son statut de légende.


Il faut dire que Dow a participé à quelques uns des grands moments du Nord. Le hall de Skarling ne porte pas seulement le nom du fondateur du Nord, d’un de ses plus grands héros. C’est aussi l’endroit où se sont produits des moments marquants comme « le lieu où Bethod avait mis la main sur le Nord » ou « celui où Dow le Sombre avait trahi le Neuf-Sanglant ». C’est peut-être aussi pour ça que la trahison de Shivers ne dérange pas tant que ça. Se retourner contre son chef semble être assez fréquent dans le Nord : Dow l’a fait, Shivers l’a fait et Quatre-Feuilles le fera plus tard contre Stour Ténèbres.

Dow a aussi mené la guerre contre l’Union lors de la bataille des Héros. Shivers dit que « ce fut la plus grande bataille de l’histoire du Nord », un pays dirigé par Dow qui « avait planté son étendard sur la colline où nous sommes ».


Après la mort de Dow, c’est Scale (et Calder) puis Stour qui gouvernent le Nord. Le trône finit par revenir à Rikke, la fille de Renifleur. Cette dernière, pour mesurer son pouvoir, prend comme référence Dow. Elle pense qu’ « elle dominait une plus grande partie du Nord que Dow à son zénith ».


Le manipulateur et égoïste Bayaz ne remet pas en cause le statut de Dow. Lui aussi le trouve puissant. Il dit de lui que ça a été « un puissant guerrier et un chef redouté » et qu’ « il a contenu l’Union ». Mais, Bayaz déteste ceux et celles qu’il ne peut pas contrôler. C’était le cas de Dow le Sombre (« il a cru pouvoir se débrouiller sans moi »).  La mort de Dow réjouit Bayaz (« il repose dans une fosse anonyme. Un géant tombé dans l’oubli »). Savoir qu’il n’a pas été honoré comme un grand chef apporte du plaisir à Bayaz. On voit bien qu’il est ravi de l’humilier verbalement et de parler de lui en mal même après sa mort.

dimanche 9 février 2025

[Joe Abecrombie] De grands noms du Nord dans le roman La sagesse des foules

Le roman La Sagesse des foules conclut la saga commencée par les romans de La Première Loi. Dans cette trilogie, on avait découvert de grands noms du Nord, alors en fuite de Bethod et de ses hommes : Logen (le Neuf-Sanglant), Renifleur. Puis, les événements ont permis à Dow le Sombre de devenir le Roi du Nord avant d'être détrôné par les fils de Bethod. Ces derniers ont régné jusqu'à ce que la fille de Renifleur, Rikke, les renverse. Ce tome conclut donc la longue histoire du Nord. Un Nord toujours autant marqué par des grandes figures du passé dorénavant mortes. Un Nord qui continue de se mesurer à ces hommes qui ont brillé par leur capacité à faire couler le sang.  Il faut noter que la renommée de ces individus est tellement forte qu'elle dépasse les frontières du Nord : nombreux sont des gens de l'Union (Bayaz, Leo, Jezal) à avoir été marqués par eux.


La personne la plus mythique du Nord est peut-être Logen. Bien qu'il ait disparu depuis des années, il continue d'être une légende à imiter. On l'a bien vu avec Stour Ténèbres qui l'admirait réellement alors qu'il ne l'a jamais connu ou fréquenté. On peut dire à peu près la même chose de Rikke, la fille de Renifleur. On peut penser que ce dernier lui a parlé de Logen et pas toujours en termes flatteurs. Rikke a donc compris que Logen est un homme terrifiant, un homme attiré par l'odeur du sang. C'est donc à lui qu'elle se réfère pour évaluer des gens qui sortent de l'ordinaire (« je n'ai jamais vu une personne si terrifiante. Je parie que c'est le Neuf-Sanglant sous un déguisement »).

Le souvenir de Logen hante donc beaucoup. Certains l'ont rencontré sans savoir que c'était lui et sont tout autant touchés. C'est le cas de Curnsbick qui a rencontré Logen : dans le roman Pays rouge, Logen s'est exilé et a recommencé sa vie sous le nom de Lamb. Curnsbick fait une description de l'homme qui est flatteuse et montre son caractère intrépide. Il affirme qu' « un jour, dans le Pays Lointain, j'ai rencontré un gars nommé Lamb (…) Lancé à la recherche de ses enfants, il bravait tous les dangers, refusant de renoncer , quelles que soient ses chances de réussite. Je pense souvent à lui ». Les mots collent parfaitement au Logen connu, cet homme prêt à mettre sa vie en jeu sans réfléchir plus que ça. A vrai dire, lorsque les gens pensent à Logen, c'est pour l'associer au sang, à la mort. La Sagesse des foules montre une Union ravagée par une guerre civile. Le sang coule à flots. Et comme le pense Savine, cela pourrait ravir un homme : « la civilisation sort à peine d'une série de massacres à faire rougir d'envie le Neuf-Sanglant ».


Un autre homme a marqué son époque : Renifleur. Dans un Nord qui vénère les bouchers, il sort du lot, même si c'est bien entendu il est un formidable guerrier. Quand les gens évoquent Renifleur, ils mettent en avant son intelligence, sa capacité à évaluer les gens. Quatre-Feuilles pense que « Renifleur avait beaucoup de jugeote, et c'était un fin connaisseur des caractères ». Rikke a pu observer son père : l'homme qu'il était, le chef qu'il était. Elle a vu comment il a pu concilier tout un tas d'individus différents dans un contexte compliqué. Renifleur était un chef pris entre les aspirations d'expansion de l'Union et les volontés de réunification du Nord de Calder le Sombre. Si ce fardeau pesait sur ses épaules, il a eu une mort paisible, en tout cas pas tué sur un champ de bataille ou poignardé ou tué brutalement. Renifleur était un homme respecté ; Rikke dit que « Renifleur assumait son rôle de chef avec tant de naturel que personne n'avait conscience d'être dirigé. Comme il écoutait bien plus qu'il parlait, chacun de ses propos semblait d'une insondable sagesse, même quand il devait s'excuser de devoir aller pisser ».


Dow le Sombre, lui, a été le Roi du Nord. Il est mort dans le Cercle, tué par surprise par Caul Shivers. C'était un acte déloyal et inattendu, d'autant plus que Caul Shivers était son allié. En se rendant sur la colline des Héros, Rikke et deux de ses proches (Isern et Shivers) se remémorent la fin de Dow : « avec l'épée que tu portes toujours, tu as frappé Dow le Sombre sur la nuque, lui éclatant le crâne ». En réalité, si on en croit le manipulateur Bayaz, Dow était voué à être tué. L'homme était trop arrogant pour durer (« Un puissant guerrier et un chef redouté. Il a contenu l'Union en ce lieu. Mais il a cru pouvoir se débrouiller sans moi. Il repose dans une fosse anonyme. Un géant tombé dans l'oubli »). C'est là que Bayaz se trompe : le Premier des Mages ne perçoit que tous ces grands noms du passé habitent un nombre de conversations et qu'ils servent de figures de proues à tout un tas d'actes plus ou moins raisonnables.

Le clairvoyant Quatre-Feuilles résume parfaitement les choses : « les hommes aiment suivre un type qui fout la trouille aux gens (…) Nous adorons raconter de touchantes histoires sur les gentils héros. Les cœurs purs et droits. Comme Rudd Sequoia ou Renifleur. Mais dans les ballades, on exalte les exploits des bouchers (…) Les Whirrun de Bligh ou les Dow le Sombre. Ou encore le Neuf-Sanglant ». 

Tous ces noms ont marqué le passé, le présent et le futur. D'une certaine façon, ils sont la raison qui explique tout ce qui se passe dans le Nord. Rikke s'interroge : « en fait ça remontait à beaucoup plus longtemps que ça – lorsque Renifleur, à la bataille d'Osrung, avait dit à Calder le Sombre qu'il lui graverait une croix de sang sur le bide. Et même quand Calder avait fait tuer Forley le Gringalet, des années plus tôt ». Renifleur aurait-il autant méprisé Calder sans ce qui était arrivé à Forley ? Rikke se serait-elle autant impliquée si Stour, le fils de Calder, n'avait pas menacé de la faire violer ? 


lundi 25 juillet 2022

[Joe Abercrombie] Bethod : un bon souvenir ?

Logen ou Dow le Sombre ont été Rois du Nord et on ne peut pas dire qu'ils aient laissé un bon souvenir après leurs disparitions. C'est exactement la même chose en ce qui concerne Bethod. Et même si Bethod semblait être le seul avec un réel projet politique, il est clair que bon nombre de combattants du Nord ont eu beaucoup de rancune et de rancœur.

Quand Bethod est évoqué, c'est souvent pour le comparer ou le lier avec d'autres figures historiques du Nord. Il faut dire que l'homme a marqué son époque par son domination, et les nombreux massacres qui ont eu lieu sous son règne. Quatre-Feuilles, ce guerrier qui a rejoint le camp de Stour Ténèbres, le petit-fils de Bethod, résume parfaitement la situation : « Les autres – Bethod, le Neuf-Sanglant, Dow le Sombre, Scale et Calder... (…) Entre toi et moi, ils ont tous participé et gagné au concours du pire trou du cul du monde. » Cette comparaison n'est pas très flatteuse. Certes, Logen et Dow ont été de redoutables combattants, mais de piètres leaders, et surtout on a souvent vu à quel point ils pouvaient être gratuitement monstrueux et cruels. Quand il était lancé, rien ne pouvait stopper Bethod. C'est ce qu'explique Dow le Sombre à son fils Calder dans le roman Les héros : « il savait pas arrêter de se battre, une fois qu'il avait commencé. » On peut se demander si Dow n'éprouve pas une forte aigreur envers Bethod. Lorsqu'il tente de tuer Logen à la fin du troisième tome de l'Âge de la folie, il tente de lui expliquer son geste et d'expliquer ses motivations. Il leur reproche (à Bethod et à Logen) une certaine forme d’extrémisme : « le bon vieux temps, c'est terminé. Tu l'as tué. Bethod et toi, vous vous en êtes chargés tous les deux. »

Mais, certains ont un avis plus nuancé. Si ils ne remettent pas en cause son côté bestial, sa méchanceté, sa cruauté, ils lui trouvent malgré tout de bons aspects, de bonnes réalisations. Curnden Craw est un vétéran du Nord, il a connu beaucoup de choses, vu beaucoup de batailles et croisé beaucoup d'hommes. Dans ce pays sanglant, il sort du lot en essayant de faire les choses correctement et de ne pas sacrifier ses hommes pour pas grand-chose. Pour lui, Bethod n'est pas seulement un guerrier ; il est un bâtisseur : « ses ennemis ne l'aimaient pas trop, et les morts savent qu'il en avait beaucoup. Mais regarde tout ce qu'il a accompli. Bien plus que Skarling Hoodless. Il a uni le Nord, construit les routes et la moitié des villes. Il a mis fin à la guerre des clans. » Même Dow le Sombre parvient à lui manifester un peu de respect. Il faut dire que Dow est une légende du Nord, un des derniers grands d'une époque dépassée : de nouveaux leaders, de nouveaux ambitieux émergent. Dow crie que « Rudd Sequoia était sacrément têtu, Bethod sacrément rusé et le Neuf-Sanglant sacrément méchant, mais parfois ils me manquent. C'étaient des hommes, eux. Quand ils disaient quelque chose, ils tenaient leur putain de parole. » Une nouvelle fois, Bethod est ramenée à de grands noms du Nord.

Bayaz a fréquenté Bethod. On comprend que le Mage a grandement œuvré pour que Bethod soit sur le trône du Nord. Il espérait un peu de stabilité, ce qui permettrait moins de guerre au Nord et donc le développement du commerce, et au final plus de profits pour lui. Il a donc favorisé Bethod jusqu'à ce que ce dernier se montre trop ambitieux, trop personnel. Lorsqu'il rencontre Calder, Bayaz parle froidement et presque avec moquerie de Bethod : « Bethod a tourné le dos à notre amitié, ses alliés ont disparu, ses grandes réussites se sont fanées, il est mort en sang et a été enterré dans une tombe sans inscription (…) Si votre père avait payé ses dettes, il serait peut-être toujours roi des Nordiques. » Selon Bayaz, Bethod a clairement commis une erreur stratégie en voulant aller trop loin. On peut trouver là un parallèle avec ce que disait Dow : Bethod en voulait trop. Bayaz a donc favorisé un autre homme : Logen. Il décrit Bethod comme un homme narcissique, qui ne pense qu'à lui et qu'à sa gloire (« j'ai toujours trouvé sa conversation assez terne. Il ne parlait que de lui, de ses projets, de ses succès. C'est si ennuyeux de se retrouver devant quelqu'un qui ne pense jamais aux autres »).

vendredi 1 avril 2022

[Joe Abercrombie] L'histoire de Forley le Gringalet

L’univers de la Première loi regorge de personnages courageux, impressionnants au combat, prêt à faire face à bon nombre d’adversité. D’autres le sont moins, sont même lâches et sont malgré tout récompensés par le destin (Jezal). Forley le Gringalet est un homme banal quand on le compare à ceux de sa bande. Il faisait partie d’un groupe légendaire avec Logen, Dow le Sombre, Renifleur, Rudd Sequoia… Tous des hommes ayant marqué l’histoire du Nord, des noms dont on chante la gloire bien après leur disparition.

Forley, lui, n’est pas choisi par un Mage pour avoir un beau destin. Il évolue dans une société impitoyable où il faut être fort pour gagner le respect. Lui ne l’est pas. Son prénom devient même un synonyme de faiblesse, d’allégeance. Ainsi, Logen finit par se retrouver en Union : il observe des soldats à l’entraînement et remarque à quel point ils ont l’air ridicules. Cela le fait réfléchir, il affirme à Bayaz que « jadis, un clan a envoyé son guerrier le plus pauvre, un dénommé Forley le Gringalet pour m’affronter en duel. Par ce geste, ses membres indiquaient qu’ils se soumettaient ». Pour autant, Logen ne méprise pas Forley, sinon il ne l’aurait pas accepté dans sa bande. Seulement Forley semble avoir conscience de ses limites, de ses capacités, de ce qu’il peut faire ou non.

Dans le premier tome de la Première Loi, le Nord est en plein changement. Logen a disparu, et Bethod se proclame Roi. Tous ne ploient pas le genou devant lui, mais tous aiment le Nord. C’est pour cela que la bande de Sequoia se sent obligé d’avertir Bethod qu’une nouvelle menace arrive (les Shankas). Forley se propose d’y aller alors que c’est dangereux et périlleux, qu’il pourrait ne pas revenir. S’il se propose, au-delà d’avertir du danger, c’est aussi qu’il sait que personne ne le craint réellement, que tout le monde sait qu’il n’est pas un combattant de qualité (« Je suis pas fort ! cria Forley. J’suis le Gringalet, tout l’monde le sait. Bethod n’a aucune raison de m’craindre, ni de me haïr. J’irai »). Forley fait la preuve d’un remarquable courage qui marque les gens du groupe. Ils savent, ils se doutent que l’issue sera fatale. Et elle l’est lorsque un homme de Bethod (le Hargneux) leur apporte le résultat de la venue de Forley : « un sac en toile de jute (…) atterrit juste aux pieds de Sequoia ; son contenu s’échappa en roulant sur le sol. Devant l’expression affichée par son vieux compagnon, Renifleur comprit qu’il avait deviné juste. Il s’agissait bien de la tête de Forley ». Forley est donc mort. Son décès aura de lourdes conséquences à long terme mais aussi à très court terme. Elle émeut les membres de sa bande. Lors de son enterrement, ils lui rendent hommage, on sent clairement leur émotion et leur respect pour Forley (« Renifleur crut voir une larme couler sur sur son nez… non, ce n’était que de la pluie. Dow le Sombre n’était pas du genre à pleurer »).

Dans le troisième tome, Dow retrouve Logen et lui explique ce qui est arrivé à Forley. Il lui dit qu’ « il est parti pour Carleon pour prévenir Bethod que les Shankas arrivaient par les montagnes. Ce salaud de Calder l’a fait tuer juste pour le plaisir ». Calder est le fils de Bethod ; ce qu’il a fait à Forley hantera longtemps Dow le Sombre et Renifleur, et sera une des raisons qui motiveront la haine envers lui. Logen, lui, est plus fataliste ; il se rend compte que ses proches disparaissent petit à petit : « Forley, Sequoia et Tul. Tous de bons camarades et tous morts ».

Dans le roman les Héros, Calder et Dow se font face. Calder cherche la paix, il veut sauver sa vie, ainsi que celle de sa femme enceinte. Il en a assez de se battre. Dow, lui, est le Roi du Nord et mène ses troupes face à l’Union. Lors d’un combat dans le Cercle, Calder défait Dow et devient le Roi du Nord. Calder cherche alors l’allégeance de Renifleur. Ce dernier refuse, il lui explique qu’il ne pourra jamais lui pardonner ce qu’il a fait à Forley (« tu as tué Forley le Gringalet. Il n’avait jamais fait de mal à personne, ce gamin. Il était venu pour te prévenir, et tu l’as tué »). Le lecteur saisit que Calder se sent toujours coupable de ce geste (c’est ce qu’il d’ailleurs à Renifleur). Pire, le souvenir de Forley le poursuit et l’empêche d’avoir des nuits paisibles (« tout en sachant pertinemment qu’il s’agissait d’un rêve, Calder ressentait chaque fois le même effroi glacé. Il voulait crier, mais sa bouche était figée. Il voulait bouger, mais il était aussi ligoté que Forley. Ligoté par ses remords comme par ses regrets »). C’est un fardeau dont il ne pourra jamais être débarrassé. La mort de Forley a donc eu un grand impact sur les hommes et également influencé indirectement le sort du Nord.