Oeil-de-Nuit est le réel Roi. Le Fou versus la Femme Pâle : le combat du siècle. Oh Malta, Malta, Malta. Gloire au dragon fou Glasfeu. Les Anciens ne sont que des gosses. Keffria, tu remontes dans notre estime. Il était une fois Clerres.

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Fitz se voit-il en héros ?

Fitz est-il un héros ? Pour le lecteur, la réponse est positive. Peu importe la série de livres choisis, il est celui qui fait changer les c...

jeudi 24 septembre 2026

Chronologie de la Tawny Man Trilogy



0
Naissance de Fitz

+20
Massacre de gens ayant le Vif durant le règne de Royal

+21
Naissance de Devoir
A partir de l’automne, Fitz suit pendant un an les enseignements du Vif chez Rolf le Noir
Début de la formation de Romarin auprès de Kettricken

De 22 à 26
Fitz voyage à travers les Six-Duchés

+25
Début des extensions de Bourg-de-Castelcerf

+28
Heur est donné à Fitz par Astérie

+29
Devoir devient le page de Dame Patience pendant un an

+33 :
La Reine Kettricken s’oppose aux pratiques violentes contre les vifiers. Elle diffuse un édit : le Vif n’est plus un délit

+35
(Printemps) :
Umbre revient dans la vie de Fitz (Tom Blaireau)

(Eté) :
première rencontre entre Jinna (sorcière des haies) et Tom Blaireau
Retour du Fou
Oeil-de-Nuit manque de mourir, étouffé par un poisson

(Eté/automne)
retour de Fitz à Castelcerf, sous le costume de serviteur de Sire Doré (le Fou)
Disparition de Devoir (environ un mois)
  • scandale de Myrteville entre le Fou, Civil et Sydel
  • Fitz et Devoir passent à travers un pilier d’Art et arrivent sur l’île des Autres
  • Mort d’Oeil-de-Nuit
  • retour de Devoir au château de Castelcerf
(Automne)
Les Pie menacent Fitz à Bourg de Castelcerf
Cérémonie de fiançailles entre Devoir et Elliania (une narcheska ou princesse des îles d’Outre Mer)
Fitz découvre que Lourd a l’Art

(Hiver)
Début de la crise d’adolescence d’Heur (il tombe sous le charme de Svanja)
Fitz rentre chez lui (cabane) pour brûler des papiers compromettants
Début de la formation d’Art de Devoir
Décret de Kettricken quant aux exécutions à mort (interdites sauf si décidées par le pouvoir)
Visite des ambassadeurs de Terrilville à Castelcerf
Fête de l’Hiver : Défi d’Elliania à Devoir : il doit apporter la tête de Glasfeu pour l’épouser
Disparition de Laurier, dame de compagnie de la Reine et qui a participé au sauvetage de Devoir
Le Fou déclare son amour à Fitz (début de leur dispute)
Fugue de Leste (le fils de Burrich et Molly), il arrive à Casterlcerf et plus tard, son père vient le chercher
Violente bagarre entre Tom Blaireau et Rory Cordaguet (le père de Svanja) à la taverne du Porc Coincé
Première apparition de Tintaglia dans les rêves et l’esprit de Fitz
Lourd espionne involontairement Umbre et Fitz pour Laudevin et les Pie
Suicide de Dame Brésinga (mère de Civil) après des viols quotidiens de la part des Pie
Fitz tue Laudevin, Paget, Swoskin et un cheval de Vif après que ces derniers menacent Civil
Fitz est en prison après son triple meurtre, Kettricken le fait sortir
Guérison d’Art non maîtrisée par le clan (Le Fou, Umbre, Devoir, Lourd)
Devoir apprend la véritable identité de Tom Blaireau
Première apparition d’un souvenir de Vif d’Oeil-de-Nuit
Le Fou annonce à Fitz qu’il mourra à Aslevjal

+36
(Printemps)
rencontre entre la Couronne et les gens du Lignage, Devoir et Trame (personnalité importante du Lignage) sont échangés
Première confrontation entre Ortie et Tintaglia
Réconciliation entre Fitz et le Fou
Leste fugue à nouveau (Castelcerf)
Début de la purge des Pie par les gens du Lignage

Expédition Glasfeu (qui va durer environ trois mois)
jour -5 : Trame dit à Fitz qu’il connaît sa véritable identité
Sire Doré continue de dilapider ses ressources
jour -3 : Discussion animée entre Umbre et le Fou à propos des Dragons. La loyauté de Fitz est disputée
Fitz et Devoir partagent autour des épées de leurs pères (Vérité et Chevalerie)
Tintaglia se fait plus pressante quant au dragon prisonnier des glaces
jour 0 : Départ en bateau (Fitz, Lourd, Devoir, Trame, Leste, Umbre, etc.)
jour +2 : Ortie change les rêves d’Art de Lourd qui projetait une atmosphère angoissante sur le bateau. Fitz transmet à Ortie un message qui révélera à Burrich qu’il est vivant
jour +3 : Départ de Burrich vers Castelcerf
jour +/-15 : arrivée au port de Zylig
Retour de Burrich chez lui, a vu Kettricken
Réunion du Hergurd pour discuter de la mission de Devoir et de sa légitimité
jour +16 : Départ vers la maison maternelle d’Elliania (Wuisling)

Quelques jours plus tard : arrivée à Wuisling
Devoir et Elliania s’embrassent après que la narcheska ait maté Lestra, une rivale

12 jours à Wuisling (environ un mois depuis le départ de Castelcerf) : Ortie et Devoir se rencontrent par l’Art

Retour à Zylig : Devoir apprend qu’Ortie est sa cousine

Quelques jours plus tard : Arrivée à Aslevjal où le Fou les attend (environ 40 ou 45 jours depuis le départ de Castelcerf)

Expédition Glasfeu : Aslevjal
jour + 1 : inquiétude du groupe car l’Homme noir n’a pas accepté l’offrande
Le groupe se met en marche vers le glacier de Glasfeu
Bagarre entre Civil et le Fou quant à la sexualité du Fou
jour +2 : Fitz perd son Art après avoir mangé du pain de courage offert par Peottre
jour + 6 (été dans les îles) : Trame forme Fitz à certaines pratiques du Vif
Arrivée au lieu où repose Glasfeu, début des opérations
jour +7 : Devoir tranche la dispute quant à la loyauté de Fitz, il est libre de son choix
Le Fou dit à Fitz comment il est venu à Aslevjal (piliers d’Art et la fille au Dragon)
jour +12 : départ de Crible et Heste vers la plage pour rapporter des réserves, ils disparaissent
± 10 jours plus tard : alors qu’ils retournent vers la plage, Le Fou et Fitz tombent dans un trou de glace, laissant seul Lourd

Expédition Glasfeu : Femme Pâle
jour 0 : Fitz et le Fou trouvent Crible et Heste forgisés
jour +1 : Fitz et le Fou aperçoivent l’Homme noir
jour +2 ou +3 : dîner et conversation entre Fitz et la Femme Pâle
Le Fou est torturé
1 ou 2 jours plus tard : retour de Fitz au campement de Devoir. Burrich est là
sous la pression de Tintaglia, la décision est prise libérer Glasfeu
Combat de Dragons : Paincru, Glasfeu et Tintaglia. Les deux derniers l’emportent, des otages (famille d’Elliania) sont libérés, Burrcih gravement blessé

Plus ou moins deux mois depuis le départ de Castelcerf

Expédition de Glasfeu : Retour
jour 0 : Fitz confirme au capitaine Longuemèche son identité
jour +1 : le clan ne peut guérir Burrich par l’Art, il guérit d’autres guerriers. Lourd gagne le respect des gens des îles.
Jour +2 : Fitz efface les tatouages du dos d’Elliania
jour +4/5 : mort de Burrich
jour + 5 : Fitz et Lourd, qui ont décidé de ne pas partir avec Devoir et les autres, arrivent chez l’Homme noir
jour +6/7 : Fitz retrouve le Fou, mort
Fitz retrouve la Femme Pâle, refuse de la tuer et la laisse gisante au sol
jour +8 : Fitz et le Fou voyagent à travers un pilier d’Art, arrivent aux Montagnes (là où s’est déroulé la fin de la farseer trilogy)
Le Fou revient à la vie grâce au Vif et à l’Art
jour +13 : à la carrière aux dragons, Le Fou rend ses souvenirs à Fitz
jour +14 : retour chez l’Homme noir
Retour de de Fitz et de Lourd à Castelcerf, sans le Fou

Plus ou moins trois mois pour l’expédition de Glasfeu

(Eté) Fitz à Castelcerf
0 : compte-rendu de Fitz à Kettricken
jour + 1 : première rencontre entre Fitz (Fantôme de Loup) et Ortie
Retrouvailles Brodette/Patience et Fitz
jour +2 : retour de Fitz chez l’Homme noir
Le Fou rompt son lien avec Fitz
Fitz trouve la Femme Pâle morte
+ 1 mois : Fitz se perd dans un pilier d’Art en voulant rentrer à Castelcerf et rate une visite du Fou qui s’en va vers Clerres (terre natale) avec l’Homme noir

Fête des Moissons (automne) :
Fitz apprend qu’Astérie est enceinte et les deux se séparent pour de bon
Fitz retrouve Heur devenu ménestrel
Fitz et Molly se revoient, 18 années plus tard
Mariage de Devoir et Elliania
Création d’un clan du Vif
Devoir est reconnu Roi-Servant

(Hiver)
Fitz commence à former Ortie

+37
(Printemps) : Elliania est enceinte

Été 40 : Fitz et Molly se marient






La Femme Pâle et les tatouages

Quand Elliania arrive à Castelcerf dans l’optique de se fiancer avec Devoir, personne n’imagine qu’elle le fait sous pression de la Femme Pâle. Elliania n’a pas d’autre choix qu’épouser un adolescent qu’elle ne connait pas si elle veut sauver sa mère et sa soeur. 


On pourrait croire que, loin de la Femme Pâle, Elliania trouverait un moyen d’échapper à son emprise. Mais, la Femme Pâle a pris des précautions. Bien avant d’envoyer Elliania vers les Six-Duchés, elle l’a marquée : les tatouages ne sont pas que des tatouages. Ils sont aussi un moyen d’infliger la douleur. Peottre dit même qu’ils sont « un empoisonnement de l’âme ». Quand Elliania a été tatouée, elle n’était qu’une gamine (« un matin, elle est partie en promenade avec Henja, en qui elle avait toute confiance ; deux jours plus tard, la suivante l’a ramenée. Elle tenait à peine sur ses jambes et elle portait ces tatouages »). Les tatouages sont d’autant plus douloureux que la Femme Pâle a appris beaucoup de choses sur la magie, l’Art et autres grâce aux manuscrits récoltés ici ou là. Grâce à cela, elle peut faire souffrir et elle ne s’en prive pas.


Lorsque Fitz espionne Elliania, il se rend compte qu’il y a quelque chose de bizarre dans son  comportement. C’est quand il voit le dos de la jeune femme qu’il comprend pourquoi elle souffre autant (« la mystérieuse punition des tatouages qui infligeaient d’insupportables brûlures à la narcheska laissait entrevoir l’existence d’une magie dont nous ne savions rien »). Fitz ne comprend pas pourquoi de simples dessins sur la peau peuvent faire du mal. Il se tourne naturellement vers le Fou pour en savoir plus.

Avec bien peu d’envie, le Fou lui montre son dos. Fitz constate alors que « si ses tatouages n’étaient pas identiques à ceux d’Elliania, ils étaient extrêmement similaires ». Le Fou lui explique alors que « leur application a été extrêmement pénible et longue » et que c’était un souhait de la Femme Pâle que ce soit douloureux (« ils prenaient grand soin de planter leurs aiguilles là où elle l’ordonnait »). D’une certaine façon, la Femme Pâle prenait plaisir à voir des enfants être torturé. Car, que ce soit Elliania ou le Fou, ils ont tous les deux été tatoués alors qu’ils n’étaient que des gosses. Le Fou précise qu’ « infliger un tel traitement à un enfant, à n’importe quel enfant, l’empêcher de bouger et le faire souffrir est atroce ». La peine accompagne donc le tatouage. Et savoir qu’on est marqué vous accompagne durant toute votre vie. Des années plus tard, malgré tout ce qu’il a vécu, tout ce qu’il a vu, le Fou est toujours tatoué contre sa volonté.


La Femme Pâle vaincue, les tatouages restent un des derniers témoignages de sa vengeance, de sa méchanceté et de sa cruauté. C’est comme si la défaite de la Femme Pâle avait décuplé la douleur. Fitz s’en rend compte en regardant le dos d‘Elliania (« la beauté luisante des serpents et des dragons avait disparu. Les tatouages s’enfonçaient en creux dans la peau qu’ils tiraient comme si on les avait gravés au fer rouge »). La relative beauté qu’on pouvait trouver en regardant les tatouages a disparu. Il n’y a plus rien d’artistique, plus rien de beau ; simplement un instrument de douleur.

Personne ne semble capable d’apaiser la douleur d’Elliania. Lourd est inefficace et même craintif en utilisant l’Art, la neige n’apaise pas le mal. C’est Fitz qui se chargera d’effacer les tatouages lors d’un processus marquant, presque dégoûtant et repoussant. Elliania vit un véritable moment de calvaire (« une encre à l’odeur pestilentielle suintant, contrainte et forcée, par les pores de la malheureuse qui, pour couronner le tout, souffrait le martyre. Elle serrait les dents et martelait le sol à coup de poings ») mais elle préfère supporter ça que garder les tatouages. D’ailleurs, elle le dit clairement : « peu importe les moyens, je veux seulement qu’on m’enlève ces tatouages. Je refuse de porter les marques de cette femme sur moi ! »

dimanche 20 septembre 2026

[Christelle Dabos] Les fiancés de l'hiver / Quelques extraits que j'apprécie

  • Thorn (à Ophélie) : Plus je vous observe, plus je suis conforté dans ma première impression, maugréa-t-il. Trop chétive, trop engourdie, trop choyée… Vous n’êtes pas forgée pour l’endroit où je vous emmène. Si vous m’y suiez, vous ne passerez pas l’hiver. À vous de voir.
  • (À propos d’Ophélie) : Bigre, quelle maigrichonne ! Pas bien solide sur ces jambes, celle-là. J’espère qu’elle ne va pas nous claquer entre les doigts. Ils auraient quand même pu vous donner une fille avec plus de couenne…
  • Berenilde (à Ophélie) : Hier, vous vous qualifiiez de « quelconque », aujourd’hui de « maladroite », chantonna-t-elle d’un timbre mélodieux. Et ce filet de voix qui éclipse chacun de vos mots ! Je vais finir par croire que vous ne souhaitez pas que je vous apprécie, ma chère enfant. Ou bien vous êtes trop modeste, ou bien vous êtes fausse.
  • Freyja (à Ophélie) : Épousez ce bâtard, chère petite, et je me chargerai personnellement de faire de votre vie un enfer.
  • Roseline (à Berenilde) : Si c’est dans l’intérêt de ma nièce, je me sentirai même capable de récurer votre pot de chambre.
  • Plus Ophélie côtoyait la société du Pôle, plus elle déchantait. Elle était venue ici en espérant trouer des gens de confiance, elle ne voyait autour d’elle que de grands enfants capricieux…
  • (À propos d’Archibald) : Et cette beauté, il en usait et abusait auprès des dames. Ophélie comprenait mieux pourquoi Thorn et Berenilde la protégeaient de lui : Archibald avait comme art de vivre de conduire les femmes à l’adultère. Il mettait toutes ses invitées dans son lit, puis il en parlait à leur époux avec une franchise époustouflante.
  • (Ophélie, à propos de Farouk) : Apathique. C’est le premier mot qui lui traversa l’esprit en découvrant ce grand corps avachi sur son trône. Farouk se tenait assis à la façon des enfants qui s’ennuient, juste au bord du siège, coudes sur les accotoirs, dos voûté jusqu’à la bosse.
  • Thorn : Vous ne voulez pas de moi ? N’en parlons plus. Vous ne souhaitez pas de marmots ? Parfait, je les déteste. On jasera ferme dans notre dos et puis tant pis.
  • Ophélie : Il ne serait pas un peu idiot, votre esprit de famille ?

mardi 1 septembre 2026

[Oliver Peru] Martyrs, Livre I / Quelques extraits que j'apprécie

  • Les prêtres de Ceux-qui-tissent, les dieux priés depuis l’antique temps des Mille Songes, voulurent endiguer la marée de cette nouvelle religion en la qualifiant d’hérésie, mais les idées neuves se répandaient parfois comme une peste. Et quand le monde changeait, les hommes avaient besoin de croire en d’autres dieux.
  • En un siècle, Alerssen s’était métamorphosée en un temple dédié au commerce, et ses prêtres ne faisaient pas crédit. Un simple mot ponctuait leurs prières : comptant.
  • Au sud de la ville, où insalubrité et corruption régnaient, on rassemblait les édentés, les glaireux, les idiots, les rêveurs et les bourses vides, les rues puaient la merde, la pisse et le sang. La véritable misère avait une odeur et c’était là-bas qu’on la reniflait le mieux.
  • (Irmine) : Il ne voulait rien du monde, alors qu’elle avait le coeur et les yeux pleins de désir, mais aucun droit de les satisfaire. Sa prison à lui était intérieure, la sienne physique. Tous deux souffraient pourtant d’un mal identique, celui de haïr leur existence.
  • Vous seriez devenu le beau-père du roi et cela aurait fait de vous un homme encore plus influent à la cour; Permettez-moi de remercier les dieux de vous avoir donné fille si vilaine.
  • Eorten Delysten : Tous les hommes sont des animaux, même ceux aux yeux d’or… Tous portent une laisse et cherchent un maître pour la tenir. Il n’y a nulle honte à accepter cela. Toi, au moins, tu es un chien. Et tu pourrais devenir un loup, alors que la plupart des gens restent des moutons toute leur vie. Ils bêlent et ne mordent jamais…
  • Mais la faim seule ne creusait pas le visage du seigneur Ferchill. Le froid comme la peur lui avaient entamé le lard et l’orgueil.
  • Jarud : Non, les dieux se moquent bien de nos tragédies. Les hommes, en revanche, aiment jouer avec la vie de leurs semblables…
  • Karmalys : Je suis le maître du monde, on me donne du « Majesté », mais je ne suis rien d’autre qu’une merde couronnée. Mon grand-père, mon père étaient des grands rois. Mon frère aurait été un tyran, mais il aurait été puissant et fier. Quant à ma soeur, elle serait devenue une reine merveilleuse… mais c’est à moi qu’a échu le pouvoir.
  • Akinessa : Adieu, mon frère. Sache que j’ai fait cela sans haine. Le royaume méritait seulement un monarque plus grand que tu n’aurais jamais pu l’être. Et au risque d’ébranler les traditions de nos ancêtres, ce monarque est une femme.