- La Roue du Temps tourne et les Âges naissent et meurent, laissant dans leur sillage des souvenirs destinés à devenir des légendes. Puis les légendes se métamorphosent en mythes qui sombrent eux-mêmes dans l’oubli longtemps avant la naissance de l’Âge qui leur donna le jour.
- Tam : Bien des hommes sont morts parce qu’ils se sont aveuglément fiés à une estimation optimiste. De plus, la guerre jette toujours sur les routes des flots de réfugiés. La plupart cherchent à se mettre en sécurité, mais certains sont prêts à tout pour profiter du chaos et la confusion. Bien entendu, nous tendrons la main aux malheureux. En revanche, nous devons être préparés à botter les fesses aux malfaiteurs.
- Savoir ce qu’on devait faire et agir en conséquence n’immunisait pas contre la peur, surtout quand on avait de l’imagination.
- Moiraine : Tu veux m’entendre dire que les femmes Aes Sedai sont bienveillantes et pures. En revanche, tu aimerais avoir la certitude que ce sont les hommes, ces êtres pervers, qui ont provoqué la Dislocation du Monde. Ils sont coupables, c’est vrai, mais pas plus pervers que quiconque d’autre. Ils étaient fous, pas maléfiques ! Les Aes Sedai que tu rencontreras à Tar Valon sont des êtres humains. Des femmes comme les autres, si on oublie le don qui les distingue de leurs soeurs « normales ». Parmi elles, tu trouveras le courage et la lâcheté, la force et la faiblesse, la bonté et la méchanceté, et bien entendu, la bienveillance et l’indifférence hautaine.
- Ba’alzamon ( à propos de Lews Therin Fléau) à Rand : Puisqu’un homme de son envergure n’a pas pu me résister, au bout du compte, quelle chance as-tu de le faire, toi, le crapaud issu d’un infâme marécage ? Tu me serviras, ou tu seras le pantin des Aes Sedai jusqu’à ton dernier souffle. Et là, tu m’appartiendras parce que les morts sont à moi.
- Nynaeve à Moiraine : À deux-Rivières, nous avons un proverbe : « Que les ours vainquent les loups, ou que les loups vainquent les ours, ce sont toujours les lapins qui perdent. » Choisissez un autre champ de bataille et laissez en paix les braves gens de mon village.
- Alors qu’il tournait le dos à la rivière, Perrin marmonna quelque chose au sujet des femmes et de la vie. Dans les histoires, les chefs n’avaient jamais à gérer des affaires de ce genre.
- Nynaeve : Je serais donc une de ces jeunes femmes qui tu n’abandonnes pas ? Nous verrons ça, Aes Sedai ! Oui, que la Lumière te brûle ! nous verrons ça !
- Rulan Allwine : Les temps sont difficiles… soupira-t-il. Presque tout manque et ce qui ne manque pas est hors de prix. Ce sera encore pire le mois prochain, je vous en fiche mon billet !
- Lan à Perrin : Mais nous n’allons pas nous laisser abattre, pas vrai, forgeron ? Jusqu’à notre dernier souffle nous combattrons les Ténèbres, et si nous perdons, il faudra subir l’outrage de leurs crocs et de leurs griffes; Les gens de Deux-Rivières sont bien trop têtus pour se rendre. Ne t’inquiète pas de l’irruption du Ténébreux dans ta vie. Tu es avec des amis, désormais. Et n’oublie pas : la Roue tisse comme elle l’entend, et le Ténébreux lui-même ne peut rien y changer.
- Lan à Perrin : La tête dure comme de la roche, décidément… Peut-être que ça te sauvera, au bout du compte…
- Moiraine (à propos de Padan Fain) : J’ai dit qu’il était malfaisant au-delà de l’inimaginable, mais j’étais encore loin du compte. Je n’ai jamais rencontré un être si abject — un déchet d’humanité, vraiment ! Depuis que je l’ai touché, je me sens souillée, et je ne parle de la crasse dont il est recouvert. C’est à l’intérieur qu’il est sale…
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