Oeil-de-Nuit est le réel Roi. Le Fou versus la Femme Pâle : le combat du siècle. Oh Malta, Malta, Malta. Gloire au dragon fou Glasfeu. Les Anciens ne sont que des gosses. Keffria, tu remontes dans notre estime. Il était une fois Clerres.

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mardi 1 septembre 2026

[Oliver Peru] Martyrs, Livre I / Quelques extraits que j'apprécie

  • Les prêtres de Ceux-qui-tissent, les dieux priés depuis l’antique temps des Mille Songes, voulurent endiguer la marée de cette nouvelle religion en la qualifiant d’hérésie, mais les idées neuves se répandaient parfois comme une peste. Et quand le monde changeait, les hommes avaient besoin de croire en d’autres dieux.
  • En un siècle, Alerssen s’était métamorphosée en un temple dédié au commerce, et ses prêtres ne faisaient pas crédit. Un simple mot ponctuait leurs prières : comptant.
  • Au sud de la ville, où insalubrité et corruption régnaient, on rassemblait les édentés, les glaireux, les idiots, les rêveurs et les bourses vides, les rues puaient la merde, la pisse et le sang. La véritable misère avait une odeur et c’était là-bas qu’on la reniflait le mieux.
  • (Irmine) : Il ne voulait rien du monde, alors qu’elle avait le coeur et les yeux pleins de désir, mais aucun droit de les satisfaire. Sa prison à lui était intérieure, la sienne physique. Tous deux souffraient pourtant d’un mal identique, celui de haïr leur existence.
  • Vous seriez devenu le beau-père du roi et cela aurait fait de vous un homme encore plus influent à la cour; Permettez-moi de remercier les dieux de vous avoir donné fille si vilaine.
  • Eorten Delysten : Tous les hommes sont des animaux, même ceux aux yeux d’or… Tous portent une laisse et cherchent un maître pour la tenir. Il n’y a nulle honte à accepter cela. Toi, au moins, tu es un chien. Et tu pourrais devenir un loup, alors que la plupart des gens restent des moutons toute leur vie. Ils bêlent et ne mordent jamais…
  • Mais la faim seule ne creusait pas le visage du seigneur Ferchill. Le froid comme la peur lui avaient entamé le lard et l’orgueil.
  • Jarud : Non, les dieux se moquent bien de nos tragédies. Les hommes, en revanche, aiment jouer avec la vie de leurs semblables…
  • Karmalys : Je suis le maître du monde, on me donne du « Majesté », mais je ne suis rien d’autre qu’une merde couronnée. Mon grand-père, mon père étaient des grands rois. Mon frère aurait été un tyran, mais il aurait été puissant et fier. Quant à ma soeur, elle serait devenue une reine merveilleuse… mais c’est à moi qu’a échu le pouvoir.
  • Akinessa : Adieu, mon frère. Sache que j’ai fait cela sans haine. Le royaume méritait seulement un monarque plus grand que tu n’aurais jamais pu l’être. Et au risque d’ébranler les traditions de nos ancêtres, ce monarque est une femme.

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