Pour prouver sa fidélité à l’arrogant et prétentieux Stour Ténèbres, Quatre-Feuilles a dû tuer une des rares personnes qu’il personne, son amie, Merveilleuse. S’il a été place face à ce choix difficile s’il voulait survivre, il ne faut pas non plus négliger la responsabilité de Quatre-Feuilles. Lui même n’a eu de cesse de vanter sa souplesse, sa capacité à plier dans le sens du vent, à suivre ceux qui avaient le pouvoir ou étaient le plus fort à ses yeux.
Clairement, Quatre-Feuilles veut vivre. Et s’il doit tuer Merveilleuse pour rester en vie, alors il le fait. La mort de Merveilleuse est brutale, inattendue, rapide. Quand Stour ordonne à Quatre-Feuilles de la tuer pour prouver sa loyauté, il n’hésite pas. En quelques secondes, il a pris sa décision et accompli ce qu’il devait faire (« Merveilleuse parut stupéfiée quand son vieil ami l’enlaça, bloqua son bras armé avec sa main gauche et lui enfonça une lame dans le coeur avec la droite »).
Merveilleuse a donc été tuée par la seule personne à qui elle faisait confiance. Les deux avaient rejoint le camp de Calder, Scale, Stour. Ils naviguaient très près du pouvoir et voyaient à quel point Stour était dérangé, incompétent, enclin à la violence. C’étaient deux guerriers d’une autre époque qui avaient vu les grandes batailles, connu les grands noms alors que Stour et ses hommes passaient leurs temps à les fantasmer.
De façon assez attendue, quoiqu’hypocrite, Quatre-Feuilles ressent un vide en pensant à son amie : « il avait vu des montagnes de morts, dont un certain nombre de sa main. Pourtant, l’idée que Merveilleuse soit retournée à la boue le dérangeait ».
Dès lors, le souvenir de Merveilleuse l’accompagne. On en a un exemple quand il réalise un de ses nombreux traits d’humour. Là où Merveilleuse aurait ri ou surenchéri, il n’y a plus personne (« Quatre-Feuilles faillit se tourner pour en faire profiter Merveilleuse. Se souvenant qu’il l’avait tuée, il se ravisa »). Sa réaction montre ce qu’a été leur complicité, la nature de leur lien. Surtout, Stour ne tente pas pas de se dédouaner ; il admet à lui-même l’acte affreux commis. Mais, qu’attendre d’autre qui oppose des guerriers du Nord à d’autres guerriers du Nord, une guerre presque fratricide…
Quatre-Feuilles continue d’évoluer aux côtés de Stour. Il assiste à la chute de ce dernier en le trahissant, défait par le légendaire Caul Shivers qui lui tranche les tendons du genou. Quatre-Feuilles est ravi de voir Stour être humilié, frappé. Il faut dire que Stour n’hésitait pas à commettre les actes les plus cruels, il semblait perdu dans une fuite en avant vers l’horreur. Quatre-Feuilles ressent donc du soulagement même s’il regrette que Merveilleuse ne soit pas là pour assister à ça (« Mais là, c’était jouissif. Moins que d’avoir encore Merveilleuse à ses côtés, mais ça faisait du bien »). L’homme porte donc le fardeau de la disparition de Merveilleuse sur ses épaules.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire