Oeil-de-Nuit est le réel Roi. Le Fou versus la Femme Pâle : le combat du siècle. Oh Malta, Malta, Malta. Gloire au dragon fou Glasfeu. Les Anciens ne sont que des gosses. Keffria, tu remontes dans notre estime. Il était une fois Clerres.

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jeudi 18 juin 2026

[S.F Williamson] A language of dragons / Quelques extraits que j'apprécie

  • (Vivien) : Tout acte de traduction exige un sacrifice — c’est la dure vérité qui m’a fait tomber amoureuse de cette pratique. Il n’existe pas de lien direct entre les mots d’une langue et ceux d’une autre. Aucune traduction ne peut rester entièrement fidèle au texte original. Bien qu’on parvienne à combler ce fossé, il existe toujours un sens plus profond qui n’est pas traduit, un secret invisible aux yeux de ceux qui ne parlent qu’une seule langue.
  • (Vivien) : Je suis un fruit mûr : luisant à l’extérieur, pourri à l’intérieur.
  • (Vivien) : Atlas, les langues sont comme la menuiserie. On peut exprimer la même chose de mille façons différentes et parfois, l’une d’entre elles est tellement unique qu’elle est impossible à reproduire. Aucun autre traducteur n’utilisera plus jamais les mêmes mots, le même rythme, les mêmes tournures de phrase. Traduire, c’est aussi créer.
  • (Chumana) : On chevauche les chevaux, pas les dragons, grogne-t-elle. Je vous autorise à monter sur mon dos. Dépêchez-vous avant que je ne change d’avis.
  • (Chumana) : Vous donnez des noms à nos appels tout comme vous essayez de catégoriser les différences dans notre apparence, mais vous ne comprenez pas comment chaque élément s’imbrique pour former un tout.
  • (Chumana) : Vous êtes incapables de comprendre que le koinamens en dit moins que d’autres langues, mais qu’il signifie plus. Il est plus profond que l’intellect, plus rapide que la lumière. C’est le murmure d’une mère dans l’esprit de son dragonneau pour le réconforter en attendant son retour au nid. Dites-moi, fille humaine : peut-on traduire le sens d’une poignée de main ? Du rire d’un enfant ? Du dernier souffle d’un mourant ?
  • (Marquis) : Tu sais quel est ton problème, Viv ? Tu es trop lâche pour te mettre en danger. Tu préfères emprunter une voie destructrice. Tu es exactement comme Wyvernmire.
  • (Chumana) : Mon retour dans ma patrie a eu lieu dans un bain de sang. J’ai tué, brûlé, détruit. J’ai chassé des humains de leurs maisons, démoli les bateau sur lesquels ils tentaient de s’échapper. Mes flammes ne faisaient pas de distinction entre les enfants et les vieillards.
  • Vous voyez, messieurs ? lance Wyvernmire avec un sourire froid. Il n’était pas nécessaire de sortir vos armes. L’amour est la forme de torture la plus efficace. 

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