- (Rin, à propos de Ramsa) : Elle ignorait ce qu’elle lisait dans son regard, mais elle ne le méritait pas. Ce n’était pas de l’amitié. Elle ne la méritait pas. Ce n’était pas non plus de la loyauté. Elle la méritait encore moins. C’était de la camaraderie, un lien formé par une trahison commune.
- (Vaïsra à Rin) : Tu es une fillette apeurée qui réagit de la manière la plus irréfléchie qui soit sous le coup de la colère et du chagrin. Tout ce que tu veux, c’est ta vengeance. Mais tu pourrais être bien plus. Et faire bien plus. Écoute-moi. Tu pourrais changer l’Histoire.
- (Rin) : Pour l’heure, toutefois, elle ne pouvait songer qu’à une seule chose : il était horriblement drôle de savoir qu’elle n’était pas la seule à être responsable d’une tuerie de masse.
- Voilà à quoi ressemblait à présent l’équilibre des pouvoirs. Les gens comme elle agitaient la main et des millions d’autres se retrouvaient broyés par une catastrophe naturelle, éjectés de l’échiquier du monde comme des pièces incongrues. Les gens comme elle — les shamans, tous sans exception — étaient pareil à des enfants, piétinant des cités entières comme des châteaux de sable, des maisons de verre, des entités fongibles qu’on pouvait cibler puis détruire.
- (Daji) : Les Nikaras ne sont pas prêts pour la démocratie. Ce sont des moutons, des imbéciles incultes et grossiers. Ils ont besoin qu’on leur dise quoi faire, même si ça implique la tyrannie.
- (Daji) : Les Nikaras sont égoïstes. Ce pays tout entier est égoïste. Les gens sont égoïstes. Ces putains de provinces ont toujours été bornées, incapables de voir autre chose que leurs petits intérêts pour se joindre à un quelconque effort collectif. Tu les as entendus, tous ces idiots, à l’intérieur.
- (Vaïsra) : Tu es la créature la plus puissante du monde, en ce moment. Tu peux déclencher ou mettre fin à une guerre (…) Ce que tu n’as pas le droit de faire, en revanche, c’est rester neutre. Avec un pouvoir comme le tien, la vie ne t’appartient pas.
- (Rin, quand elle entend le nom du général Josephus Tarcquet) : Quel nom débile, songea Rin. Un enchaînement confus de syllabes qu’elle parvenait à peine à prononcer.
- Ramsa ne cessait d’accuser Baji de tricher. Ce n’était pas le cas, mais ils découvrirent que Ramsa, lui, trichait bel et bien lorsque plusieurs dés tombèrent de sa manche ; le jeu se transforma alors en lutte
- (Sorquan Sira, à propos d’Altan) : La vie et la mort sont la même chose, dans ce cosmos. On entre dans le monde matériel et on le quitte réincarné en quelque chose de mieux. Ce garçon était malheureux. Tu l’as libéré.
- Les morts ne nous quittent pas, expliqua la Sorquan Sira. Ils nous hantent aussi longtemps qu’on leur en laisse la possibilité. Ce garçon est un fléau pour ton esprit. Oublie-le.
- (Tante Fang) : En écartant les jambes simplement une fois de temps en temps, tu aurais pu manger tout ce que tu voulais, ou porter tous les vêtements que tu voulais. Mais, ce n’était pas assez bien pour toi, non, tu voulais être unique, devenir quelqu’un d’important, t’enfuir à Sinegard et prendre part aux joyeuses aventures de la Milice.
- (Rin regarde Daji) : Elle approchait pourtant le menton haut et les sourcils arqués, les courbes de ses lèvres formant un sourire impérieux comme si elle venait de remporter une grande victoire. Elle irradiait une beauté sombre et séductrice qui faisait oublier ses vêtements imbibés ainsi que ses navires en morceaux.
- (Venka à Rin) : Ce n’est pas aussi affreux que ça en a l’air. Il va te falloir un moment, mais tu retrouveras toute ta mobilité. Le gros problème, ce sont les cicatrices. Mais tu as toujours été moche, de toute façon, ça ne changera rien.
- (Tsolin à Rin) : Marionnette jusqu’au bout, murmura-t-il, d’une voix si faible qu’elle fut seule à l’entendre. Quand est-ce que tu vas retenir la leçon ?
- À Tikany, les fêtes n’attiraient les gens que parce qu’elles étaient synonymes de nourriture et de boisson gratuites, mais Arlong, détruite par la bataille, ne pouvait offrir ni l’un ni l’autre.
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