- Ulciscor à Vermes (un jeune qu’il n’adopte pas) : C’est parce que tu es un enfant profondément désagréable, continue Ulciscor, calmement. Immature. Mauvais. Et, honnêtement, pas très futé. La force de ta Volonté n’a donc aucune importance. Personne ne voudrait vivre avec quelqu’un comme toi. Tu dois changer, Vermes.
- Dehors, le soleil atteint son zénith, puis commence sa descente ; lorsque je finis par remarquer sa progression, les ombres qui s’allongent suggèrent que l’après-midi est déjà bien avancé. J’envisage, puis abandonne, l’idée de faire une pause. Je progresse bien à travers les textes, mais pas assez vite pour me détendre.
- Lanistia à Vis : Il y a toujours quelque chose de plus à perdre, Vis.
- Je n’ai jamais eu à naviguer dans une foule aussi dense. Les bousculades, la chaleur, l’odeur, le bruit : tout est désagréable, crée une expérience que je souhaite immédiatement voir se terminer. Comment les gens peuvent-ils venir ici, en sachant que ce sera comme ça ? Comment peuvent-ils apprécier cela ?
- Estevan : C’est le pouvoir de la Hiérarchie. Nous n’avons pas le choix, parce qu’il n’y a pas d’alternative. Soit tu combats la tyrannie du nombre, soit tu en fais partie (…) Le silence est une prise de position, Diago. L’inaction choisit un camp. Et quand ça a aboutit à des bénéfices personnels, ça devient de la complicité.
- Kadmos : Il arrive un moment dans la vie de chaque homme où il peut choisir de s’insurger contre l’injustice du monde jusqu’à sa propre perte, ou de faire de son mieux pour s’y intégrer. Rester une victime, ou devenir un survivant.
- Veridius : Ils sont moyens, me corrige-t-il. Le seul fait que tu sois doué pour quelque chose ne signifie pas que les autres sont mauvais.
- Emissa : J’essaie juste de me rappeler la dernière fois que j’ai autant surestime l’intelligence de quelqu’un.
- Eidhin (à propos de la Hiérarchie) : Ils te demandent un petit geste. Quelque chose que tu préférerais ne pas faire, mais qui n’est pas si terrible. Tu crois monter les échelons petit à petit, mais, en fait, ils sont en train de te changer. De te façonner en ce qu’ils veulent que tu sois, un compromis à la fois.
- La cupidité est, par définition, le chef moral de la Hiérarchie, Diago. Toutes les décisions sont fondées dessus. Ce ne sont pas les forts qui profitent de leur système, quoi qu’ils en disent, ce sont les faibles. Ce sont ceux qui sont prêtes à tout faire, à tout sacrifier pour s’élever. Leur système récompense la cupidité, et il est tellement ancré dans un mode de pensée défectueux que ceux qui en font partie ne peuvent même pas le voir.
- C’est Prav, qui exprime ce que nous pensons tous. C’est un garçon presque remarquablement ordinaire : ni beau ni laid, ni grand ni petit, ni imposant ni invisible. Il est simplement…là. Malin, cependant. Vif d’esprit. À ne pas sous-estimer.
- Tu pleures ton ami, dit-il en me caressant le visage. Mais la mort est une porte, mon fils. Tu le retrouveras. On ne perd jamais vraiment quelqu’un.
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